Ce que ma mission pour le magazine Odyssées m’a appris

Marion Darras

Marion Darras

En décembre 2019, j’ai rejoint l’équipe du magazine Odyssées, fondé par LiveMentor, en tant que freelance. Mon rôle : faire tout mon possible pour que le magazine sorte dans les temps. Un an après, alors que le numéro 12 se termine, je laisse ma place et reviens avec toi sur cette expérience qui m’a beaucoup appris.

Pour t’expliquer ça concrètement, je vais te présenter le déroulé de la conception d’un numéro.

 

La nécessité d’anticiper… mais pas trop

J-45 : comité de rédaction. Avec l’équipe dirigeante du magazine et les rédacteurs du dossier, nous travaillions sur le sommaire. Pour la 1re année, le thème de chaque dossier a été défini à l’avance, au cours d’un live organisé avec les abonnés.

Deux ou trois jours après ce comité, le temps de finaliser le sommaire, nous contactions l’ensemble des intervenants sur le magazine, pour leur donner les consignes (thème de l’article, personnes à contacter pour les interviews, nombre de signes à respecter, date de remise de l’article, etc.).

Ensuite, c’était la phase de rédaction.
Dans la mesure du possible, nous essayions de laisser deux à trois semaines aux rédacteurs pour travailler sur leurs articles. Mais, honnêtement, on était plus sur deux semaines
!

Deux semaines, c’est court, surtout que la plupart des rédacteurs ont un autre métier ou d’autres missions. Mais, sur un magazine mensuel, le rythme est très dense, tout va vite. D’autant plus que sur un mensuel, tu cherches à coller à l’actualité pour répondre aux attentes du moment des lecteurs. Alors, anticiper, oui, mais être assez souple pour adapter le thème au dernier moment, oui aussi!

Pendant la phase de rédaction, j’attaquais la relecture sur maquette du numéro précédent. Je m’attachais au contenu textuel. Une fois ces corrections transmises à la maquettiste, on faisait un dernier passage sur la 2e version de la maquette.
Là, le numéro était prêt à partir à l’impression, avant diffusion aux abonnés.
Je t’avoue que j’étais contente que le numéro se termine, car, en tout, c’était ma 8e lecture des articles
!

Revenons au numéro en cours.

La découverte d'un nouveau métier : correctrice éditoriale

Une fois rédigés, les articles m’étaient transmis pour lecture critique et les corrections. J’en profite pour remercier Marjolaine Revel et ses précieux conseils sur la correction éditoriale, car, dès le 1er numéro, j’ai compris que j’allais devoir me former rapidement à ce métier-là!

J’ai découvert que la correction éditoriale reposait certes sur des connaissances techniques, mais surtout sur le doute!
Douter de l’emploi d’un mot, d’une expression. Douter d’une tournure de phrase. Douter de l’accord d’un verbe.

C’est aussi lors de cette phase, sur le 1er numéro, que nous avons affiné la charte éditoriale du magazine. On écrit start-up ou startup? On utilise l’écriture inclusive ou pas? On traduit tous les mots en anglais ou pas?

Autre point à clarifier : la liberté de ton laissé à chaque rédacteur. Est-ce que chacun est libre d’écrire comme il le souhaite, en s’affranchissant de certaines règles grammaticales, en utilisant des mots familiers, ou est-ce qu’il faut une unité de ton sur le magazine?

Après discussions, nous avons fait ce choix : laisser à chaque rédacteur la liberté d’écrire selon son propre style. Odyssées n’est pas un magazine corporate ou institutionnel.
C’est un magazine vivant, dont la vocation est de présenter une façon de travailler, l’entrepreneuriat, et ses multiples visages. Il y a autant d’entreprises que d’entrepreneurs.
Quoi de plus vivant que de laisser chacun s’exprimer à sa façon
?

Les contraintes du print

En plus de toute la partie coordination et correction, je rédigeais 2 rubriques : « Une journée galère », dans laquelle un entrepreneur partage une difficulté rencontrée dans son job, et « La boîte à outils ».

Pour « La boîte à outils », au début, j’étais partie sur quelque chose de très factuel. Une présentation d’un outil, un comparatif entre deux outils. Bref, assez classique. 
C’était bien, mais je sentais que je pouvais faire mieux. Rester à trouver la clé…

En discutant avec plusieurs abonnés, j’ai compris ce qui ne fonctionnait pas.
Cette rubrique restait en surface.

C’est là que la contrainte du print entre en jeu. Pour cette rubrique, je ne disposais que d’une page, voire deux quand c’était possible, soit 550 mots environ. Difficile, en si peu d’espace, de creuser le fonctionnement d’un outil.

Alors, à partir du numéro 4 — en t’écrivant, là, je me rends compte que ça s’est fait assez vite, finalement — j’ai décidé de personnaliser cette rubrique, en présentant un outil à travers l’utilisation que j’en avais. Dès lors, j’ai retrouvé le ton libéré et affirmé qui est le mien.

Pourtant, je me souviens, au moment d’envoyer mon article à la mise en page, j’étais en stress ! J’écrivais en mon nom, je parlais de mon expérience, ouvrant donc la porte à de possibles critiques ou remarques désagréables. Surtout avec le print : si ça ne plaît pas, tu ne peux rien modifier une fois publié ! 

Mais ça a fonctionné ! Dans le dernier sondage réalisé auprès des abonnés fin 2020, « La boîte à outils » figure parmi les rubriques les plus appréciées du magazine. Oui, je le reconnais, j’étais fière en l’apprenant  !

Mon bilan, après 1 an sur Odyssées

Cette mission a été vraiment riche pour moi. Je dirais même qu’elle a nourri mon entreprise.

J’ai toujours été super organisée et rigoureuse sur la gestion de projet. Là, j’étais dans mon élément avec des plannings, des tableaux de suivi, des process, etc.

D’ailleurs, j’ai découvert la fonction rassurante des process. Quand tu as une tâche à effectuer, tu n’as pas à réfléchir sur la façon de faire : tu sais méthodiquement, étape par étape, quand et de quelle façon tu dois la réaliser.

Oui, c’est reposant de te laisser guider quand le poids des responsabilités se fait un peu trop sentir sur tes épaules !

C’est aussi rassurant pour le client. Il sait que tu sais ce que tu fais. Il sait qu’il peut se reposer sur toi et, s’il y a bien un ingrédient indispensable à toute relation de qualité avec tes clients, c’est la confiance. Certains te font confiance rapidement, instinctivement. D’autres ont besoin de temps, ont besoin d’être rassurés.

Alors, qu’est-ce que toi, tu peux mettre en place pour rassurer ton client et, finalement, gagner du temps ? On a chacun notre vision et notre façon de faire, mais je suis convaincue que les process ont un rôle important dans le professionnalisme qu’on dégage.

Enfin, ce qui m’a le plus apporté, c’est le travail de correction éditoriale. Oui, même pour une rédactrice spécialisée en écriture persuasive.

La persuasion, c’est pas que sur le web. Tu peux l’utiliser partout, y compris sur un magazine. C’était super enrichissant de travailler chaque mois avec les auteurs des articles, pour trouver la meilleure formulation possible pour les messages qu’ils voulaient transmettre, tout en veillant au respect de la ligne éditoriale du magazine et au respect du style de chacun.

Ça, je l’ai apporté à mes clients soucieux d’être plus persuasifs à l’écrit, et que j’accompagne en coaching rédactionnel. Comment trouver son style d’écriture ? Comment l’assumer et écrire de façon affirmée ? Comment toucher les bonnes personnes, en restant fidèle à qui tu es ?
J’ai vraiment senti une différence dans ma posture, dans les connaissances et les compétences que je transmets, dans ma méthode de travail.

Si aujourd’hui, tu es prêt·e à travailler sur ces questions-là pour enfin avoir un marketing de contenu qui t’apporte des résultats, contacte-moi ici et je te présenterais les 3 possibilités qui s’offrent à toi pour avancer.

Crédit photo couverture : LiveMentor

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