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Marion

Coulisses de la newsletter Anne-Solange Tardy pochette surprise

Les coulisses de Pochette Surprise, la newsletter d’Anne-Solange Tardy

By | Coulisses de newsletters

« C’est difficile de trouver sa propre voie à partir d’un outil que tout le monde utilise. »

Vous est-il déjà arrivé de vous laisser tomber dans un énorme coussin plein de plumes duveteuses ?

Moi non plus.

Mais j’imagine très bien la sensation et surtout le réconfort que cela apporte. Comme lorsqu’on se cache sous un plaid devant un feu de cheminée.

Un joli moment suspendu.

Ma conversation avec Anne-Solange Tardy m’a fait cet effet.
C’était un vendredi après-midi, et c’était parfait pour finir la semaine. Sourire et légèreté assurés pour tout le week-end !

Pour définir ce qu’elle fait, je pourrais vous énumérer tous plein de métiers : journaliste, blogueuse, écrivaine, formatrice, artiste, poète…

Mais Anne-Solange Tardy, c’est surtout un univers, celui de la créativité, où tout fait sens parce que c’est elle.

En toute logique, sa bien nommée newsletter Pochette Surprise est à l’image de son univers.

En écrivant cet article, j’ai eu un mal fou à vous définir Pochette Surprise. Elle ne rentre pas vraiment dans la catégorie des newsletters écrites par des personnes qui cherchent à vous inspirer, et encore moins dans la catégorie des newsletters promotionnelles.

Alors je suis partie de moi.
Pourquoi me suis-je abonnée ?
Pourquoi est-ce devenu un rendez-vous incontournable du jeudi soir ?

Ce que j’apprécie avec Pochette Surprise, c’est que je n’ai pas l’impression d’être une cible marketing armée d’une carte bancaire prête à être dégainée dès qu’on appuie sur le point sensible.

Avec Pochette Surprise, je réapprends à apprécier des plaisirs simples, j’apprends de nouveaux mots, je découvre des livres, je me dis « Ah, mais oui elle a raison! », « Ah tiens, je vais essayer! »

Cela fait du bien, tout simplement.

D’autant plus à ces périodes de l’année où nos boîtes mail sont surchargées de messages pleins de boutons flashy et d’animations qui nous donnent l’impression de passer à côté de la promotion du siècle !

La curiosité étant mon plus joli défaut, vous le savez bien, j’ai donc contacté Anne-Solange pour connaître les secrets de Pochette Surprise.

Et encore une fois, non, je n’ai pas été payée pour écrire cet article.

Quand as-tu envoyé ta première newsletter ?

J’ai créé mon premier formulaire pour recueillir des adresses mail en 2016, poussée par une coach en marketing que j’avais sollicitée pour le lancement de mon atelier photo Insta-Gratitude.

Je voyais les mails comme quelque chose de négatif qui importune les gens et je ne voulais surtout pas faire ça.

Elle m’a cependant convaincue, et j’ai regardé un peu ce qui se faisait. Matin magique a été la première newsletter à me montrer qu’il était possible de faire des choses très sympas par mail.
Cela a changé ma vision, et ma pratique.

Mais après ce lancement marketing, je me suis sentie comme une poule avec un couteau !

Des gens que je ne connaissais pas m’avaient fait assez confiance pour me laisser leur adresse mail, mais je ne savais pas quoi faire de cet espace. J’avais envie de faire quelque chose de bien, mais je ne savais pas quoi.

Alors j’ai regardé ce qui se faisait ailleurs. J’ai essayé des choses, mais ce n’était pas très agréable, car cela ne me correspondait pas.

C’est difficile de trouver sa propre voie à partir d’un outil dont tout le monde semble faire le même usage. 

Et puis ma problématique à moi, c’est que je fais beaucoup de choses. J’ai un blog. Je fais de l’aquarelle, du dessin, j’écris des livres. J’ai une formation photo qui a une vocation plus large qu’un atelier technique, puisqu’elle invite à partager, elle invite à la contemplation, à la poésie.

D’un point de vue marketing, tu lis partout qu’il ne faut faire qu’une seule chose pour être bien identifié. Le problème, c’est que je n’en suis pas capable. Je ne suis pas capable de juste écrire ou juste faire de la peinture.

Alors je me suis dit que ce qui se rapprochait le plus de ce « plein de choses », c’est une pochette surprise. Quand les gens s’inscrivent, ils ne reçoivent pas la même chose d’une fois sur l’autre.

Pochette Surprise a démarré de cette façon, il y a 1 an et quelques mois, sans intention spéciale. Je n’avais pas d’idée concrète de ce à quoi ça allait ressembler, mais j’avais envie d’un espace où il y aurait de la place pour tout.

C’est très intéressant, car cela va à l’encontre des conseils qu’on entend dans le marketing.
Avec Pochette Surprise, tu as fait les choses à ta façon et on sent que ce qui compte pour toi, c’est d’abord le plaisir d’écrire à tes abonnés. D’ailleurs, combien sont-ils à te lire chaque jeudi ?

J’ai près de 8000 abonnés avec un taux d’ouverture autour de 50 %.

J’apporte une attention particulière à la qualité de ma mailing list. Quand je vois qu’une personne n’a pas ouvert les 10 derniers mails, je supprime son adresse de ma base de données. Si mes mails ne l’intéressent plus, autant qu’elle ne les reçoive plus. Je n’ai aucun problème avec ça.

Je préfère avoir de véritables lecteurs, qu’une masse d’abonnés qui n’ouvrent pas ma lettre.

Tu es également très active sur Instagram. Quel système as-tu construit entre Pochette Surprise et ton compte Instagram ?

Pour te dire les choses exactement telles qu’elles sont, pour l’instant, je n’ai pas de réponse à ça. Je cherche à créer un système où tout interagit, mais cela se fait avec beaucoup de questionnements.

Sur quoi mettre l’accent ? Comment faire en sorte que les deux se complètent ?

Ce que je sais en revanche, c’est que je veux me tenir aussi loin que possible des méthodes toutes faites.

Les méthodes toutes faites sont éphémères. Quand quelque chose fonctionne, tout le monde s’en empare et ça n’a plus l’effet escompté.

Mon but n’est pas d’être millionnaire et de générer le maximum de chiffre d’affaires. Mon but est de toucher les personnes susceptibles d’être sensibles à mon contenu créatif et que les revenus issus de mes activités me permettent de continuer à le faire.
Cela ne paraît peut-être pas très ambitieux, mais cela ne va pas plus loin.

C’est difficile de ne pas se laisser attraper par le côté très désirable des gens qui expliquent comment faire pour que ça marche. Se tenir à distance de ces discours demande de rester droit dans ses bottes et de ne pas se laisser influencer.

Alors attention, je ne dis pas « Je suis une artiste, le marketing ce n’est pas pour moi! ». Je cherche à ce que mon activité soit profitable ! Et pour le moment, je pense que cela passe par rendre mon activité plus compréhensible pour les personnes qui me suivent sur les différents canaux.

J’ai beaucoup à apprendre du marketing et de ses techniques, car c’est la seule solution pour comprendre quels messages envoyer, et quand. Un bon marketing, j’en suis convaincue, peut permettre de trouver les bons messages, de créer les bons liens et permettre l’équilibre non seulement financier, mais « d’existence » d’une activité, y compris quand on est un artiste ou un créatif.

Donc j’essaie de trouver le bon équilibre, mais ce n’est vraiment pas facile. 

Je travaille beaucoup, j’y passe beaucoup de temps et je me trompe aussi très souvent ! Mais comment apprendre autrement ?

Justement, penses-tu avoir déjà commis des erreurs avec ta newsletter ?

Oh oui ! Le plus gros plantage, c’était il y a 3 ans.

J’avais lancé le 1er atelier photo, mais 6 mois plus tard, je ne savais pas comment faire pour donner envie aux gens de l’acheter. Je me disais « Voilà, j’ai vendu mon atelier, mais les gens qui l’ont suivi ne vont pas le racheter. Il faut que je touche de nouvelles personnes et ce sera comme ça à chaque atelier. »

J’étais en état de panique complet ! Alors j’ai envoyé des mails ultras marketing aux abonnés. Cela me crevait le cœur. J’en étais malade d’envoyer des mails comme ça !

Je savais bien que je ne faisais pas ce qu’il fallait, mais il fallait bien essayer quelque chose. J’avais envie de bien faire, mais plus j’essayais, pire c’était. J’essayais désespérément. C’était cauchemardesque !

J’ai perdu beaucoup d’abonnés. C’est dommage, car je pense avoir perdu ceux qui auraient été les plus sensibles au contenu créatif que je propose aujourd’hui.

La chose sur laquelle j’aimerais travailler aujourd’hui, c’est de mieux introduire ce que je fais, mieux présenter mon travail. Pochette Surprise génère de la notoriété, des échanges vraiment chouettes, mais elle ne génère pas de revenu direct.

Tous les abonnés ressentent probablement le gros travail fourni pour chaque Pochette Surprise. Comment t’organises-tu chaque semaine pour conserver ce niveau-là ?

Effectivement, cela me demande beaucoup de travail. Je me bloque le jeudi pour faire les recherches, pour l’écrire et pour l’envoyer. J’y passe 8 à 10 heures par semaine.

Je pourrais fonctionner à l’instinct et commencer à l’écrire quand j’ai une idée, mais je ne suis jamais satisfaite de ce que j’écris.
Si je l’écris le lundi pour l’envoyer le jeudi, je vais avoir le temps de me dire « Ah, mais attends, je n’ai pas parlé de ça ! », et je vais la reprendre.
Donc cela me ferait perdre du temps.

Alors, tu notes les idées qui te passent par la tête et tu fais le point le jeudi ?

Souvent, j’ai une idée qui me trotte dans la tête plusieurs jours et je la laisse mûrir jusqu’au jeudi.

Ou alors, quand je me mets à l’écrire, je n’ai qu’une vague idée en tête, qui m’amène à me souvenir d’un bouquin, d’une citation, d’une note de bas de page. Les idées s’enchaînent comme ça ! Parfois, j’ai l’impression qu’il y a un petit secrétaire assis sur mon épaule qui me dit « Tiens regarde ça, et il y a aussi telle chose, etc. »

Mais bon, ce n’est pas tout le temps comme ça ! Il y a beaucoup de jeudi où je suis devant mon bureau à 8 h… et à 13 h je n’ai toujours rien !

Mais tu sais que tu arriveras toujours à écrire quelque chose….

C’est ça ! C’est un vrai exercice de confiance. Plus tu expérimentes que, même si c’est un peu inconfortable, tu vas arriver au bout, plus cela devient une certitude.

Quand on est à son compte et qu’on est livré à soi-même, on rencontre beaucoup d’obstacles de toute sorte, souvent liés à la confiance en soi.

Quand on travaille en indépendant, on n’a personne pour nous rappeler la direction, on s’éparpille facilement. Ce genre d’exercice aide beaucoup pour se faire confiance à tous les niveaux.

Mais je ne suis pas rigide sur mon calendrier. Si le jeudi soir je ne suis toujours pas satisfaite de ce que j’ai écrit, alors je préfère ne rien envoyer.

Pour finir, quelles newsletters reçois-tu toujours avec plaisir ?

Les Glorieuses
Titiou Lecoq
Talented girl
Et celle de Géraldine Dormoy


Ce qu’il faut retenir

  • Pour avoir un taux d’ouverture le plus représentatif possible, nettoyez votre mailing list de temps en temps en supprimant les adresses mail des destinataires n’ayant pas ouvert vos messages depuis plusieurs semaines ou mois, selon votre fréquence.
  • Ne cherchez pas à appliquer à la lettre les méthodes toutes faites. Quand quelque chose fonctionne, tout le monde s’en empare et cela n’a plus l’effet escompté.
  • La régularité est importante, oui. Mais lorsqu’on travaille en indépendant.e, difficile d’assurer sur tous les fronts. Vous n’êtes pas satisfait de ce que vous avez écrit ? N’envoyez pas votre mail.
    Si vous l’envoyez à contrecœur, vos lecteurs le sentiront.
    Le sujet de votre prochaine newsletter pourrait justement être la raison pour laquelle vous n’avez pas écrit précédemment.
    C’est également un bon moyen de démontrer une nouvelle fois la sincérité de votre démarche.
    Attention, cela ne fonctionnera pas si la situation se reproduit régulièrement !

Pour vous abonner à Pochette Surprise, la newsletter d’Anne-Solange Tardy, c’est par ici : https://www.cachemireetsoie.fr/pochette-surprise/

newsletter-swello

Séquence d’onboarding Swello

By | Analyse de newsletters

Bienvenue à bord de Swello!

J’ai testé plusieurs planificateurs de posts sur les réseaux sociaux, mais c’est la séquence d’onboarding de Swello que j’ai choisie de vous présenter.

On est sur une séquence très travaillée de 7 messages envoyés en 10 jours, mais avec une volonté sincère de guider le nouvel inscrit pas à pas, sans être insistant.

Les messages sont écrits avec beaucoup de simplicité et ne contiennent qu’un CTA à chaque fois pour ne pas diluer l’information.

S’ils sont courts, ils n’en demeurent pas moins chaleureux et traduisent parfaitement la disponibilité et la proximité que cherche à transmettre l’équipe.

Non, je n’ai pas été grassement payée par Swello pour dire tout ça 😊.

newsletter Palais des Thés

Email de bienvenue Palais des Thés

By | Analyse de newsletters

Bienvenue à bord de Palais des Thés!

Je suis une grande buveuse de thé, mais ne vous attendez pas à une théorie sur le thé et ses bienfaits ou je ne sais quoi.
Non, je n’y connais pas grand chose au thé.
J’aime bien, c’est tout.

Quand je vais dans mon petit magasin favori, j’achète rarement le même thé d’une fois sur l’autre, car mon plaisir, c’est d’en découvrir un nouveau à chaque fois.

Alors pour le choisir, eh bien je le sens, tout simplement. Je soulève la petite cloche et j’y vais au feeling, selon l’humeur du moment.

C’est très pratique quand on ne sait pas ce qu’on veut!

Palais des Thés fait partie de mes bonnes adresses car j’adore voir ces gros bocaux remplis de feuilles de thés.

J’ai surtout appris à connaître la marque lors d’un épisode du Manal Show, dans lequel Manal discutait avec François-Xavier Delmas, le fondateur.
Au cours de cet entretien, il explique comment il a crée son métier de chercheur de thés, et c’est passionnant!

Alors j’ai voulu m’intéresser à leur newsletter et à leur email de bienvenue.

Un mail court, mais qui reste personnalisé.

Pour moi il y aurait matière à développer une séquence en présentant la marque, son histoire, les contenus du blog pleins de conseils concrets.
Bref, à transmettre toute la passion qu’il y a dans les coulisses!

newsletter blog Petits Commerces

Email de bienvenue Petitscommerces

By | Analyse de newsletters

Bienvenue à bord du blog Petitscommerces

J’ai découvert le blog Petitscommerces après avoir publié un article sur ma vision du commerce de proximité.

Le blog Petitscommerces met à l’honneur les commerçants 100% indépendants. Ceux qui savent raconter l’histoire de chacun des produits présents dans leur boutique, ceux qui souhaitent d’abord partager leur passion.

Sur le site, pas d’infos dignes du JT de Jean-Pierre Pernaut à coup de « Ce petit village de l’Allier a perdu tous ses commerces », mais des infos positives!

Oui, même dans ce domaine, il se passe des choses qui donnent le sourire : la ville de Gaillac qui a gagné 55 commerces en 3 ans, des outils pour aider les commerçants à être mieux visibles sur internet, le retour des librairies indépendantes en Île-de-France, etc.

Alors forcément, j’ai adhéré au concept et je me suis abonnée à leur newsletter hebdomadaire.

L’email de bienvenue est très sobre, mais il fait le job!

Comme quoi, pas besoin d’une journée entière pour prendre la peine de soigner l’accueil d’un nouvel inscrit!

coulisses newsletter Pose ta Dem Charlotte Appietto

Les coulisses de la newsletter de Pose ta Dem’

By | Coulisses de newsletters

« J’ai choisi de créer une 2ème newsletter hebdomadaire pour continuer d’écrire personnellement à mes abonnés »

Charlotte Appietto a crée Pose ta Dem’ au début de l’année 2018, qui rassemble chaque jour 3000 futurs démissionnaires.
En plus d’un blog riche en contenu, Pose ta Dem’ propose des coachings, des formations en ligne et organise des événements sur le thème de la reconversion professionnelle.

En 1 an, elle a connu une forte croissance passant d’un modèle solo à une équipe composée de 5 personnes.

Même si Charlotte s’est toujours présentée comme fondatrice de Pose ta Dem’, pour que la marque ne dépende pas de son nom, il n’empêche que c’est elle qui a démarré le site, la communauté et donc la newsletter.

Alors, quand une entreprise grandit aussi vite, comment faire évoluer sa newsletter?

Charlotte nous parle ici de son expérience, avec l’énergie et le sourire qu’on lui connaît!

Avant d’envoyer ta première newsletter, comment as-tu constitué ta mailing list?

J’avais ouvert une liste email avant le lancement du site Pose ta Dem’. J’avais fait une enquête sur ma thématique en proposant aux gens de laisser leur mail pour être informé de la mise en ligne du site.

J’avais également publié une landing page sur WordPress pour enregistrer des préinscriptions.

C’est ce qui m’a permis de communiquer au début. J’ai envoyé la toute première newsletter au lancement du site.

Combien d’adresses mail as-tu réussi à collecter de cette façon?

J’ai démarré avec environ 500 personnes pour le lancement! Deux ans après, j’arrive à 5000 abonnés.

J’avais communiqué auprès de mon réseau. Dans mon entourage, de nombreux amis et anciens collègues sont concernés par le manque de sens et les “bullshit jobs”.

J’ai aussi beaucoup utilisé LinkedIn. En tant qu’ancienne RH, j’avais naturellement tendance à utiliser mon profil LinkedIn pour communiquer et ça m’a bien aidée au démarrage de l’enquête.

Lorsque j’ai publié le post annonçant la mise en ligne de mon site, j’ai enregistré 11.000 visiteurs au cours de la première semaine.

Avec une telle croissance, as-tu eu besoin de modifier ta ligne éditoriale pour t’adapter aux attentes de tes abonnés?

Non, la structure est restée sensiblement la même et la newsletter n’est jamais descendue sous les 30% de taux d’ouverture.

Des petites choses ont évolué : j’ai ajouté une rubrique question-réponse lorsque je reçois des questions qui peuvent intéresser tout le monde, j’ai modifié le footer en ajoutant les programmes en cours, et je partage parfois le lancement d’un projet d’un membre de la communauté.

Je suis aussi passée du vouvoiement au tutoiement. Au début, j’utilisais le “vous” en m’adressant à tous les abonnés. Mais mon site s’appelle “Pose ta Dem’”, alors pour être cohérente, je suis passée au “tu”.

En revanche, au printemps, j’ai ajouté un mail chaque dimanche.
En décembre 2018, je m’étais lancée le défi d’écrire un mail inspirationnel par jour pour le Calendrier de l’Avent. Ça avait très bien marché et on m’en parlait encore quelques mois plus tard.

J’ai senti qu’il y avait une demande de la part de mes abonnés et j’avais moi aussi besoin de leur écrire personnellement.
En 1 an, Pose ta Dem’ avait bien grandi. J’avais commencé à confier toute la partie contenu à mon assistante communication et le site accueillait beaucoup d’articles invités.
Je ne faisais presque plus d’articles moi-même et j’avais le sentiment que ça manquait.

Je suis partie sur ce format chronique avec un texte plus libre et ça plaît puisque le taux d’ouverture est au-dessus des 40%.
Le taux de clic est bon également. Je ne mets qu’un lien en fin de mail en cohérence avec le contenu.

Avec 2 newsletters hebdomadaires à rédiger, comment t’organises-tu avec ton équipe?

La newsletter du mardi est préparée par mon assistante Marine en fin de semaine selon un calendrier éditorial absolument pas figé.

On tient à rester à l’écoute de la communauté et à proposer des articles en lien avec l’actualité. Je la relis le lundi et j’ajuste l’introduction si besoin selon les événements récents.

En revanche, c’est moi qui écris intégralement celle du dimanche. Je n’ai pas de calendrier éditorial parce que je fonctionne vraiment à l’inspiration du moment.

Parfois c’est du last minute! Dans l’urgence, il y a un truc qui se passe. Quand tu n’as pas le choix, tu trouves des ressources insoupçonnées.
Ce côté spontané, je tiens à le garder.

Quand j’ai des idées qui me viennent, j’écris un draft dans Mailchimp, quitte à les utiliser beaucoup plus tard.
En revanche, ça me rassure. Je sais que si un jour je suis coincée, j’ai ces sujets-là en stock.

Lorsque j’ai réfléchi à lancer la newsletter du dimanche, j’ai hésité à en écrire une quotidienne.
Je lis quelques newsletters quotidiennes d’autres créateurs de contenu, c’est un rendez-vous que j’apprécie et cela garantit une liste d’abonnés qualifiés prêts à lire chaque jour.
Mais ce n’est pas fait pour moi, ce serait une charge mentale trop importante.

J’ai pris plaisir à faire le Calendrier de l’Avent en décembre, mais entre les clients, les formations et le développement de l’entreprise, c’était sport! Pour des échanges réguliers et directs avec ma communauté, je privilégie le groupe privé Facebook.

De plus, avoir 2 newsletters me donne aussi 2 occasions naturelles de parler de mes offres en cours!

Comment gères-tu les désinscriptions?

Ah ça ne fait jamais plaisir! Même si j’en ai peu, je cherche toujours à en comprendre la raison.

Mais c’est aussi la limite de Mailchimp, que j’utilise aujourd’hui. Lorsque Pose ta Dem’ a commencé, c’était un outil facile d’accès, qui répondait à mes besoins. Aujourd’hui l’entreprise s’est développée et j’ai besoin d’analyses plus fines pour comprendre le parcours de mes abonnés et construire des séquences de mails efficaces.

C’est le chantier de fin d’année!

Enfin, quelles newsletters recommanderais-tu?

Danilo Duchesnes : https://daniloduchesnes.com/
Alexis Minchella : https://alexisminchella.com/
Mark Manson : https://markmanson.net/
Russell Brunson : http://www.russellbrunson.com/hi
Scott Oldford : https://scottoldford.com/
Livementor : https://www.livementor.com/newsletter-livementor/


Ce qu’il faut retenir

  • Un calendrier éditorial oui, mais pas figé! Restez à l’écoute de votre audience et collez à l’actualité. Gardez votre spontanéité!
  • Soyez ambitieux, mais faites simple au début en choisissant des outils faciles d’accès. Le choix de votre solution d’emailing se fait selon le type de business que vous développez et selon vos besoins du moment.
  • Quand vous démarrez une activité en votre nom et que votre image est étroitement associée à celle de l’entreprise, gardez en tête que vos premiers abonnés ont pris l’habitude que vous leur parliez et prévoyez des temps d’échange avec eux.

Pour vous abonner à la newsletter de Pose ta Dem’, c’est par ici : https://posetadem.us17.list-manage.com/subscribe?u=d685cd0cff4a9c93e7a7c353a&id=22ff187293


Votre souhaitez transformer votre newsletter en un outil remarquable?
Je vous propose une solution toute simple et personnalisée!

newsletter Mon Petit Gazon MPG

Séquence d’onboarding Mon Petit Gazon

By | Analyse de newsletters

Bienvenue à bord de Mon Petit Gazon!

Alors Mon Petit Gazon pour moi, c’est une totale découverte!
Je suis sportive oui, mais plus rugby que foot…vous voyez… Mais quand un abonné à ma newsletter m’a demandé d’analyser l’email de bienvenue de MPG, j’ai tout de suite accepté.

C’est aussi pour découvrir de nouvelles choses et les partager que j’écris ces articles!

Je pose le contexte pour ceux qui ne connaissent pas : Mon Petit Gazon, c’est un jeu de foot en ligne.
C’est même la référence française du fantasy football.
MPG compte 1,3 millions d’utilisateurs et son chiffre d’affaires, généré principalement par la publicité, a bondi de 60%.

Si le sujet vous intéresse, je vous recommande la lecture de cet article, publié sur Frenchweb.

Donc, quand je me suis renseignée sur MPG, j’ai eu l’impression d’avoir raté un TGV qui fonctionne et à l’heure.

Vous savez, ce moment où vous vous retrouvez avec votre valise sur le quai de la gare, où vous marquez un temps d’arrêt dans une bulle hermétique, le temps d’intégrer que oui, vous avez raté votre train et que oui, vous allez galérer pour arriver à destination.

Comme si soudainement vous vous retrouviez en marge de la société.
En fait non, vous avez juste raté votre train.

Eh bien j’ai ressenti cela en découvrant MPG, tellement la communauté autour de ce jeu en ligne est impressionnante!

En résumé : les joueurs s’amusent, le partagent, et ça fait du bien!

MPG a préparé une séquence d’onboarding en 4 mails, mais je pense qu’on pourrait n’en faire que 2 en travaillant différemment l’enchaînement.

Le point fort de ces messages : les retours nombreux et sous différentes formes de la communauté MPG, à découvrir dans le dernier mail de bienvenue!

coulisses newsletter Sonia Valente coach en reconversion professionnelle witpotentielles

Les coulisses de la newsletter de Sonia Valente

By | Coulisses de newsletters

“Un taux de croissance de +400% grâce à un article invité publié au bon moment, au bon endroit, avec la bonne ressource.”

Sonia Valente est coach en reconversion professionnelle.
Sa newsletter diffusée chaque mardi est une des plus fournies dans ce domaine. Parce qu’on ne change pas une formule qui gagne, elle se compose toujours ainsi :

  • l’article de la semaine
  • un exercice d’auto-coaching
  • le problème de la semaine décortiqué

Elle est d’ailleurs régulièrement citée en référence, comme dans cet article par exemple : https://contenu-captivant.com/7-exemples-de-newsletters/

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un taux d’ouverture autour des 42% et un taux de clic moyen à 12%!

Une newsletter en cible donc, avec un contenu exclusif très travaillé qui amène à s’interroger sur la limite que nous fixons entre contenu délivré gratuitement et contenu payant.

Donner de la valeur, donner des bonus, oui!
Mais bon, disons les choses comme elles sont, il faut bien faire vivre son entreprise et Sonia le rappelle très bien!

Quand as-tu diffusé ta première newsletter?

J’ai commencé dès le mois suivant la création de mon entreprise.
Très peu de personnes étaient abonnées, mais il faut bien commencer!

Je me souviens de ce que j’ai ressenti lorsque j’ai envoyé la toute première newsletter.
J’ai cliqué sur “envoyer” dans MailChimp et j’ai tout coupé!
J’étais stressée, je me posais plein de questions. Qui étais-je, moi, pour écrire sur ce sujet à ces gens-là?!

Cette question de la légitimité, je continue de me la poser encore aujourd’hui et c’est ce qui me pousse à creuser autant mes sujets.

Pourquoi développer une newsletter si rapidement te semblait important?

J’aime le côté intimiste de la newsletter. C’est aussi un moyen de rappeler aux gens qu’on est là en créant une habitude.
Mes abonnés savent qu’ils recevront un mail de ma part chaque mardi, et ils l’attendent.
Un peu comme lorsque tu es abonné à un journal ou à un magazine. Tu l’attends!

L’outil m’intéressait aussi dès le départ car il est protégé.
La newsletter n’est pas impactée par les changements d’algorithmes sur les réseaux sociaux, par le référencement naturel, etc.

C’est un moyen sûr de pouvoir communiquer régulièrement à tes abonnés.

Tu parles d’un journal, ou d’un magazine. Est-ce que tu considères ta newsletter comme un media pour informer sur ton domaine d’activité ou simplement comme un outil pour te faire connaître?

Pour moi c’est un media dans lequel je propose quelque chose en plus qu’on ne retrouve pas sur mon site internet ou ailleurs. La personne te confie son adresse mail, c’est important de lui offrir des bonus.

Le seul contenu qui n’est pas exclusif, c’est le lien vers l’article de la semaine car les gens ne vont pas spontanément sur le site voir les nouveaux sujets.
J’ai remarqué que l’article était beaucoup plus consulté lorsque je fais un lien dans ma newsletter.

Comment organises-tu la rédaction de ta newsletter?

Selon les sujets, j’ai besoin de 1h à 2h pour la rédiger.

La méthode qui fonctionne le mieux pour moi, c’est de me bloquer une demi-journée dans le mois et de rédiger mes newsletters pour le mois suivant.

Cela me permet d’avoir une continuité entre les messages et ça réduit le temps de mise en route. L’écriture est plus fluide.

Bien sûr ce n’est pas figé!

Je trouve l’inspiration au cours de mes séances de coaching, quand certains sujets ou exercices font réagir. Je consulte aussi régulièrement certains sites internet et j’utilise LinkedIn. 

Tu ne t’inspires pas en regardant ce que publient les entrepreneurs dans le même domaine d’activité?

Quand j’ai commencé, je me suis abonnée à tout ce que faisait la concurrence. Je regardais tout, tous les jours. Le résultat a été sans appel : j’avais le moral à 0, comme je le raconte dans un article publié sur Maddyness.

J’avais l’impression d’avoir un temps de retard, ce qui était logique puisque j’avais démarré après.
J’avais l’impression qu’il y avait un énorme fossé que je n’arriverais jamais à combler. Bien sûr que non, puisqu’on ne se suit pas, on prend des chemins différents.

Bref je me comparais tout le temps et je n’avais aucun regard objectif, ni critique, sur ce que ces entreprises faisaient.

C’était obsessionnel.

A la base, c’était simplement pour avoir une analyse de ce qui se faisait ailleurs, mais ça a eu un effet dévastateur qui a mis en péril mon entreprise.

Un matin, j’ai dit “Stop!”. Je me suis désabonnée de ces comptes, newsletters, groupes Facebook, etc.

Alors attention! Je sais que ça fonctionne pour certains. Mais moi ça venait activer un niveau d’exigence très élevé envers moi-même.

Peut-être que dans quelques temps, je m’inscrirais à nouveau. Mais je ne sais pas si cela m’apportera vraiment quelque chose de regarder à ce point ce que font les autres.

Si je ne me trompe pas, c’est grâce à des articles invités principalement que tu développes ta mailing list?

Oui, et grâce à des ressources gratuites type ebook.

Là où j’ai enregistré la plus forte croissance, c’est après la diffusion de mon article Reconversion professionnelle : comment faire quand on est multipotentiel et que l’on n’a pas de vocation ? sur le site de Psychologies Magazine.

Dans cet article, j’ai inséré un lien vers mon ebook Les 3 étapes essentielles pour réussir sa reconversion quand on n’a pas confiance en soi.

En 3 semaines, ma mailing list a affiché un taux de croissance de +400%.

J’ai proposé le bon sujet, au bon moment, au bon endroit, avec la bonne ressource gratuite.

Pour moi c’est ce qui fonctionne le mieux. Les gens sont prêts à donner leur adresse mail quand on leur offre une ressource gratuite.

Le bouche à oreille fonctionne également pour moi, certes dans une moindre mesure, mais quand même!

Aujourd’hui je suis suivie par des personnes qui veulent se reconvertir, mais également par des gens du secteur RH et de l’accompagnement au retour à l’emploi qui veulent savoir ce qu’il se passe “de l’autre côté de la barrière”.

Justement avec un aussi fort taux de croissance et la diversification de ton audience, as-tu été amenée à modifier ta ligne éditoriale?

Non je garde le même canevas mais j’utilise plus souvent mes compétences de juriste pour aborder également des sujets sur le droit du travail. 

En revanche, je modifie ma ligne éditoriale à certaines périodes de l’année.

Cet été j’ai fait quelque chose de plus léger.
L’été on a envie de s’amuser mais la reconversion professionnelle est un sujet très sérieux, alors je tenais à montrer qu’on peut y penser de façon moins prise de tête!

J’allègerai également le contenu de ma newsletter pour les fêtes de fin d’année, en venant réveiller notre âme d’enfant!


Ce qu’il faut retenir

  • Proposer un article invité est un excellent moyen de faire grandir sa mailing list, à condition de respecter 4 critères : le bon sujet, au bon moment, sur le bon média, avec la bonne ressource gratuite.

  • Ecrire plusieurs newsletters en une fois, en se bloquant une demi-journée, permet de construire des séquences de mails cohérentes, à la manière d’un scénario, et d’avoir une écriture plus fluide.
    Au fur et à mesure, on écrit plus rapidement car le temps de mise en route est réduit.

  • Si votre domaine d’activité s’y prête, modifier votre ligne éditoriale à certaines périodes de l’année est un bon moyen pour continuer à capter l’attention de vos abonnés.

Pour s’inscrire à la newsletter de Sonia Valente, c’est par ici : https://www.witpotentielles.com/sinscrire-a-la-newsletter/

newsletter Petit Bambou

Séquence d’onboarding Petit BamBou

By | Analyse de newsletters

Bienvenue à bord de Petit BamBou!

Née en 2014, Petit BamBou nous invite à prendre soin de nous 10 minutes par jour.
Avec plus de 4000 téléchargements par jour, elle est présentée comme l’application de méditation gratuite n°1 en France.

C’est le genre de projet que j’aime :

  • On part d’un constat : « Dites donc, ça râle beaucoup ici non?! Et moi je râle quand j’entends les gens râler. »
  • On propose une solution simple en créant une page Facebook.
  • Des compétences s’agrègent un peu par hasard, au fil de discussions. On enrichit la solution proposée en restant simple.
  • Et ça devient une start-up.

Bon, c’est un résumé et si l’histoire de Petit BamBou vous intéresse, je vous conseille la lecture de cet article.

Petit BamBou c’est gentil, c’est doux et ça fait du bien.
Alors forcément, la séquence d’onboarding reçue par tout nouvel inscrit est construite dans cet esprit.

Les 2 mails sont bien détaillés.
On sent l’envie d’aider l’abonné à prendre ses marques.

Néanmoins, j’aurais aimé que ces messages m’en apprennent plus sur l’entreprise : les raisons de sa création, son fonctionnement, etc.

L’aspect 1-to-1 du mail s’y prête, mais aussi le fond puisque l’appli repose sur une relation personnelle et quasi quotidienne entre l’intervenant qu’on a l’impression de connaître, et l’abonné (gratuit ou payant).

coulisses newsletter LiveMentor Alexandre Dana

Les coulisses de la newsletter de LiveMentor

By | Coulisses de newsletters

“Je peux survivre en perdant ma page Facebook,
je ne peux pas survivre en perdant ma newsletter.”

Le ton est donné.
LiveMentor est une école en ligne pour freelance, indépendant et entrepreneur. Voilà pour l’entrée en matière explicite et concise.
Un peu fade non? Oui, je suis d’accord.

En fait LiveMentor c’est plus qu’une école car il n’y a pas que les cours en ligne que vous suivez quand bon vous semble, en pyjama sur votre canapé si ça vous chante.
C’est un écosystème bien calculé qui accompagne les porteurs de projet dans leur réussite avec 2 mots d’ordre : faire sauter les barrières et aller au plus simple.

Au milieu de cet écosystème, absolument pas tapie dans l’ombre et je dirais même la pièce maîtresse du succès de l’entreprise, il y a…la newsletter.

Wahou, quelle révélation Marion, merci…!

Avec 225.000 abonnés et un taux d’ouverture moyen de 27%, voilà une newsletter dont j’avais envie de connaître les coulisses.

Entretien avec Alexandre Dana, CEO et fondateur de LiveMentor.

Je vous passe les politesses et on attaque directement avec les questions!

La première newsletter de LiveMentor a-t-elle été envoyée dès les débuts de l’entreprise ou plus tard?

La première newsletter de LiveMentor a été envoyée 1 mois après avoir commencé à former des entrepreneurs.
Je voulais maintenir un lien avec notre audience.

Je n’avais aucune idée de l’importance qu’allait prendre la newsletter dans notre activité mais j’avais simplement cette volonté de parler aux gens qui s’étaient intéressés à nous.

Cela rejoint ce que tu dis toujours : il faut commencer simplement. Comment sont arrivés les premiers abonnés?

Les premiers lecteurs étaient simplement des personnes qui avaient suivi un MOOC de sensibilisation à l’entrepreneuriat, et puis le bouche à oreille a fonctionné.

Les personnes ont commencé à se partager la newsletter.
On a commencé à avoir des personnes entrantes, des personnes qui nous sollicitaient sur les réseaux sociaux “J’ai entendu parler de la newsletter, comment je peux faire pour m’inscrire?”

Puis 3 ans après, on arrive à 225.000 abonnés!

La ligne éditoriale de votre newsletter a-t-elle toujours été la même?

La seule ligne éditoriale qu’on avait au début, c’était de raconter de belles histoires d’entrepreneurs.
Au final, ça a un peu évolué depuis, mais la clé de voûte de tout ce qu’on fait reste ça.

En fait, on a encore une fois commencé simplement, puis on a professionnalisé ce qui fonctionnait pour notre audience.

La principale évolution de notre newsletter a été la mise en avant plus régulière de projets d’élèves qu’on a formés.

Ce qu’on n’avait pas imaginé au début, c’est que la newsletter deviendrait un média pour faire connaître des entrepreneurs qui sont passés par nos formations.

On essaye au maximum d’avoir ce rôle de phare, ce rôle de média parce qu’on considère qu’on a la chance d’accompagner des projets géniaux qui méritent d’être mis en avant.

Quand on cherche des conseils pour créer une newsletter, on trouve toujours la même chose : il faut des images, très peu de textes parce que les gens ne lisent plus.
La newsletter de LiveMentor a complètement pris le contrepied de ça. 

Oui on a toujours pris le contrepied. Ça, ça n’a pas changé.

La communication écrite dépend énormément du type d’activité de la société.

Si tu as un site e-commerce qui vend des sacs, des robes, des chapeaux, tu as intérêt à avoir des photos puisque ce que tu vends, c’est visuel.
Il faut que ça se voit.

Dans le cas de LiveMentor, on est parti du principe que ce que les gens viennent chercher chez nous c’est de la formation ou de l’information.
C’est avant tout des mots, de la pédagogie, des explications.

C’est logique que nos newsletters soient assez longues parce qu’on veut bien raconter les choses. On ne veut pas le faire à moitié. On ne veut pas le faire à l’arrache, donc on prend le temps de dire ce qu’on a à dire.

Justement quand tu dis “on prend le temps”, à la lecture des newsletters on sent qu’il y a un travail colossal derrière.
Tu peux nous dévoiler les coulisses?

Nous sommes 4 à collaborer sur l’écriture des newsletters avec des sessions de travail dédiées.
Oui, il est beaucoup plus facile pour nous qu’avant de rédiger une première version, mais on reste extrêmement attaché à la qualité finale.

On écrit à un nombre important de lecteurs, on se doit de faire de la qualité.

On a des sessions de brainstorming à partir d’un premier brouillon, puis des sessions d’affinage pour l’améliorer.
On va relire à haute voix certains passages et se demander tous ensemble comment l’améliorer.

On a testé plein de choses en termes de séquences d’emails.
Aujourd’hui on revient à quelque chose d’extrêmement simple avec 3 règles :

  • quelqu’un qui n’a jamais suivi la newsletter et qui la rejoint pour la 1ère fois rentre dans une séquence de bienvenue.

    Cette séquence est un élément essentiel pour LiveMentor puisque c’est ici qu’on a le rôle d’accueil.
    On a une responsabilité de bienveillance, d’être à l’écoute, d’aider des gens qui s’intéressent à ce qu’on fait.
    On a la responsabilité de répondre à leur problème.
    Ils viennent nous voir parce qu’ils ont un problème et c’est la responsabilité de la séquence de bienvenue de répondre au mieux à ce problème et d’aider.

  • quelqu’un qui s’inscrit dans une formation rentre dans une autre séquence d’emails dédiée aux personnes qui sont élèves chez LiveMentor.

    On va leur donner des ressources différentes et leur expliquer comment contacter n’importe quelle personne parmi les 6000 qu’on a formées.
    on est plus sur une newsletter communautaire et non sur un média.

  • la 3ème règle qu’on instaure actuellement, c’est la spécialisation du contenu.

    Si quelqu’un s’inscrit à une de nos ressources en ligne spécifiques, par exemple sur Instagram, on va lui envoyer des emails sur Instagram parce que cette personne a déclaré “Je suis intéress(é) par Instagram”.

Encore une fois, on simplifie au maximum.

Et au niveau opérationnel, comment vous répartissez-vous le travail?

Pour faire des bonnes newsletters, la division du travail est essentielle. Les différentes étapes:

  • la collecte des sources
  • la rédaction
  • la 1ère session de brainstorming autour du brouillon
  • l’ajout des images, des liens, des vidéos, de ce qu’on appelle le contenu riche
  • la publication de certaines newsletters sur le blog
  • l’envoi d’un mail test pour vérifier qu’il n’y a pas de fautes d’orthographe, que les liens sont corrects et qu’ils fonctionnent bien.

Voilà toutes ces étapes qu’il faut décomposer et qu’il faut respecter.

Tu parles de certaines newsletters que vous publiez sur le blog de LiveMentor. Je m’interroge beaucoup sur cette pratique.
Est-ce pour donner un aperçu de votre newsletter, pour donner envie de s’inscrire ou est-ce uniquement dans une optique de référencement naturel?

C’est clairement dans 2 optiques :

  • faire vivre autrement un contenu qui est bon, un contenu sur lequel on a passé beaucoup de temps.
    On considère que c’est dommage de ne pas le faire vivre autrement que par la newsletter.
  • pour certains thèmes de newsletters qui s’adaptent bien au référencement naturel, il y a un intérêt à les utiliser en article de blog et là, bien sûr, on fait un travail d’optimisation SEO.

La newsletter de LiveMentor est vraiment un outil à part entière, peut-être plus important que les réseaux sociaux?

C’est beaucoup plus important que n’importe lequel de nos réseaux sociaux.

Je peux survivre en perdant ma page Facebook, je peux difficilement survivre en perdant ma newsletter.

Question classique… Comment faites-vous pour n’être jamais à court d’idées?

Tout simplement en étant à l’écoute de notre communauté.

On a 2 caisses de résonance : la newsletter et un groupe Facebook sur lequel sont présents les élèves actuels et ceux qui sont passés par LiveMentor.
Sur ce groupe, on a 35.000 interactions par mois. Tous les jours on a des publications, des commentaires, des discussions.

Ces discussions sont une source d’inspiration infinie.

On regarde les conversations qui génèrent le plus de commentaires et à partir de là les idées de newsletters viennent naturellement.

Pour finir, quelles newsletters suis-tu avec attention?

Je suis très peu de newsletters mais si je devais en recommander 3, ça serait celles de Seth Godin, de Tim Ferriss et enfin Artips.


Ce qu’il faut retenir :

  • Le succès d’une newsletter repose d’abord sur l’envie de parler à son audience.
    Faire une newsletter parce qu’”il faut le faire”, c’est tout sauf une bonne idée.
  • Accordez du temps à votre newsletter : le travail fourni pour arriver à un résultat de qualité se ressent!
  • Utilisez les réseaux sociaux comme caisse de résonance pour connaître les sujets qui préoccupent votre audience.
  • Ne négligez pas le pouvoir du bouche à oreille, même pour votre newsletter. Donnez des infos que vos abonnés auront envie de partager à leur entourage.

Pour vous abonner à la newsletter de LiveMentor, c’est par ici : https://www.livementor.com/newsletter-livementor/

newsletter Pose ta Dem

Email de bienvenue à la formation « Nouveau départ » de Pose ta Dem’

By | Analyse de newsletters

Bienvenue à bord de Pose ta Dem'

Pose ta Dem’ a été fondé par Charlotte Appietto pour aider chacun à s’épanouir dans sa vie professionnelle.
« Change de job, change de vie » comme elle dit!

En s’inscrivant à sa formation gratuite en ligne « Nouveau départ« , on reçoit ce long mail de bienvenue.
Oui, il est long et rédigé à la manière d’un article. Mais ce n’est pas gênant car :

  1. si on s’inscrit à une formation gratuite, c’est qu’on connaît déjà un peu l’entreprise et que la page de vente nous a séduit
  2. c’est très bien écrit

A la lecture de ce message structuré, aligné, avec des retours à la ligne réguliers, on devine le sérieux et la rigueur derrière tout ça!

Besoin d’un coup de pouce pour mettre en place votre séquence de bienvenue ou l’améliorer?

On en discute
 au cours d’un rendez-vous téléphonique gratuit,
à l’issue duquel je ne vous vendrai rien, et surtout pas une formation standardisée hors de prix!

Ne perdons pas de temps en échangeant 10 mails pour caler une date :
réservez votre créneau en cliquant sur le bouton ci-dessous!