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L’email marketing, c’est ringard non?

By 16/08/2019 octobre 23rd, 2019 No Comments

A priori plus simples d’utilisation, les réseaux sociaux sont plébiscités un peu trop rapidement par les entreprises.
Besoin de développer son chiffre d’affaires? De donner un coup d’accélérateur à la vente d’un produit?
“On va créer une page Facebook pour toucher tout le monde!”

Ah oui? Et pourquoi pas une newsletter?

Parce que les newsletters sont démodées! Aujourd’hui, c’est sur les réseaux sociaux qu’il faut compter.
On touche les gens dans leur quotidien, sur leur temps de travail, leur temps de loisir, dès le réveil, au coucher, en mangeant. Bref, tout le temps!
C’est l’outil idéal pour les ferrer et ne plus les lâcher (ma tête quand j’entends ça : 🤢).

Une newsletter en revanche…

  • …prend beaucoup trop de temps pour être rédigée et mise en forme, et puis franchement, pour quel résultat à l’arrivée?!
  • …repose sur une base de contacts qu’il faut faire grandir.
    Plus personne aujourd’hui ne veut laisser son mail pour se faire spammer.
  • …Non et puis honnêtement c’est complètement ringard!

Vraiment? Alors dans ce cas, vous êtes en train de lire des lignes écrites par la personne la plus ringarde du monde : moi! Arrêtez-là votre lecture, vous n’allez pas être d’accord avec ce qui suit!

 

« Je n’ai pas pu écrire hier. Attends, je t’explique! »

 

J’ai grandi dans un tout petit village de l’Orne (Vous ne savez pas où c’est? J’ai l’habitude! J’en parle ici). Il fallait faire 40km pour la moindre chose, la moindre activité. Autant dire que pendant les vacances scolaires, je ne voyais pas mes copains tous les jours!

Le téléphone était mon ami. On restait parfois des heures pour se raconter le moindre détail de nos journées. Cela ne nous empêchait pas pour autant de nous écrire des lettres. Avec certains on s’écrivait chaque jour et on postait le tout 1 fois par semaine.

Je surveillais avec impatience le passage du facteur. J’adorais recevoir ces lettres, mais j’aimais beaucoup écrire aussi.
Mes moments préférés?

  • quand l’un de nous revenait sur ce qu’il avait écrit la veille.
    Ecrire chaque jour sans corriger ce qui avait été noté la veille apportait un côté très spontané. Le lecteur avait l’impression d’avoir suivi toute la réflexion. Une vraie série en plusieurs saisons!
  • et les “Je n’ai pas pu écrire hier. Attends je t’explique!”

 

L’immédiateté de Facebook vs les délais de la Poste

 

Puis est arrivé Facebook et là c’était un peu comme une libération! Pas besoin d’attendre la lettre de la semaine pour échanger sur un de nos problèmes existentiels! Immédiateté des réactions, spontanéité, proximité quotidienne.

Néanmoins, échanger via les réseaux sociaux avait pour moi moins de saveur.
Il me manquait des détails, les émotions ressenties, et surtout cette “conversation” 1-to-1 qui caractérisait nos lettres.

Alors en plus des réseaux sociaux, on s’envoyait des mails. Pour ceux (celles pour être exacte) qui aimaient écrire sur papier, on a réintroduit les lettres hebdomadaires.

D’un point de vue professionnel, les entreprises ont eu la même réaction. Durant leur émergence, comme pour toute nouveauté révolutionnaire, les réseaux sociaux ont été plébiscités, quitte à délaisser complètement les newsletters.

 

Privilégier les réseaux sociaux ou sa newsletterOK les filles, vous avez fait votre temps,
on vous range au placard!

 


Votre newsletter sera plus lue que vos posts sur les réseaux sociaux

 

Car, les chiffres, eux, n’ont pas cédé à l’effet de mode.

Avec un taux de délivrabilité au-dessus des 90%, vous êtes sûr que tous vos abonnés recevront votre message. D’autant plus que sa visibilité ne dépend pas d’obscurs algorithmes qui changent à chaque fois qu’on commence à comprendre leur fonctionnement.

L’email est aussi plus intime qu’un post public. Lorsqu’on reçoit 1 email, on est seul. Il s’adresse à nous, dans notre boîte mail.
En revanche, un post est public. Vous ne l’adressez pas à une personne en particulier. Ce qui explique pourquoi l’email reste le canal d’acquisition privilégié, avec un taux de conversion 40 fois plus important que Facebook et Twitter réunit.

Bien sûr, cela fonctionne si vous concevez votre newsletter avec attention. Pensez-la vraiment comme une conversation à 2 dans laquelle vous devez guider votre interlocuteur. Pourquoi lui écrivez-vous? Que doit-il faire à la fin? Qu’attendez-vous de lui?

Une astuce? Prenez 3 à 5 de vos clients préférés. Vous les avez? Très bien! Imaginez alors que vous écriviez votre newsletter pour un de ces clients. Qu’auriez-vous envie de lui apporter? Qu’auriez-vous envie de lui dire, à LUI?

Vous l’avez compris, un mail froid, plein de couleurs, d’animations, d’images et de titres racoleurs… ce n’est pas ma conception d’une newsletter réussie = qui convertit. Ne vous contentez pas d’un taux d’ouverture à 10% quand vous pouvez obtenir bien plus!

On laisse tomber les réseaux sociaux?

 

Alors non. Nous ne sommes pas dans une guerre d’opposition entre les newsletters d’un côté et les réseaux sociaux de l’autre. Du moins, pas moi!

L’idéal est de combiner les deux. Si vous décidez de faire de votre newsletter la pièce maîtresse de votre stratégie d’acquisition, les réseaux sociaux pourront alors être la porte d’entrée pour capter l’attention de futurs abonnés.

Des marques comme Fempo considèrent les réseaux sociaux comme une interface entre la marque et ses clients. D’ailleurs, le community manager de Fempo est rattaché au service client, et non au service marketing.

Toute l’animation de la page est donc pensée comme le prolongement du service client : recueillir les avis sur un produit, répondre aux questions des clientes, etc. Et ça marche! Résultat : 242 avis et recommandations sur la page Facebook. Un argument de poids pour mettre en confiance les clientes potentielles!

 

 

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