Category

Non classé

définition du métier de copywriter

Le métier de copywriter expliqué à ma mamie

By | Non classé

Lorsque j’ai compris que je voulais être copywriter, il a d’abord fallu que je sois au clair avec ma conception du métier. Et je vous avoue que ça a pris du temps!

Le copywriting est un défi complet.
D’une part, un bon copywriter a besoin de prendre le temps de connaître :

  • l’entreprise pour laquelle il travaille, car il écrit en son nom,
  • et son audience, que ses textes doivent toucher au milieu de ce brouhaha permanent qu’est internet.

D’autre part, il arrive toujours le moment où vous allez devoir expliquer ce que vous faites à quelqu’un qui ne connaît rien au marketing digital.

Un super moyen de tester votre empathie et votre pédagogie 😅

Quelle différence entre le copywriting et la rédaction web?

Avant d’aller voir ma mamie, je vais d’abord commencer par vous l’expliquer à vous, en le comparant à un métier plus connu : celui de rédacteur web.

Un rédacteur web se concentre sur le référencement naturel de ce qu’il rédige. Son but est d’informer. Sa contrainte : respecter les critères SEO des moteurs de recherche pour que le contenu apparaisse en bonne place sur Google.
Le rédacteur web raisonne d’abord en mots-clés à placer à des endroits stratégiques.

Un copywriter s’attache au fond et travaille l’image de marque de l’entreprise en créant des contenus “à personnalité”. Son but : toucher le lecteur.

Bien sûr, il a des notions de SEO mais ce n’est pas sa spécialité. On fait d’abord appel à lui pour sa plume, sa personnalité, et non pour des mots-clés.

Les entreprises qui font appel à un copywriter recherchent des contenus très personnalisés pour véhiculer une image humaine et sincère.
Elles cherchent à être proche de leur audience pour attirer son attention mais aussi pour mieux la connaître. Oui c’est très intime puisqu’on touche à l’émotion!

C’est plus clair pour vous? Non?…Alors imaginez pour mamie…

Le marketing digital et elle, ça fait 12, vous vous en doutez.
Elle ne m’a jamais questionné sur mon nouveau métier, mais si elle l’avait fait, je vous parie que notre conversation aurait ressemblé à ça.

La définition simplifiée du copywriting

Tiens, tu es venue boire ton thé à “L’ Aigle dans l’Orne”!

(C’est là où j’ai grandi. Ma mamie dit tout le temps ça en se mettant les mains sur le ventre. Enfin elle, elle dit “L’ Aig’ dans l’Orne”.)

Alors c’est quoi maintenant ton métier? Ta mère m’a dit mais je n’ai rien compris.

Je suis copywriter. Mais mamie, le mot exact on s’en fiche, ce n’est qu’un mot. Pour faire simple, j’aide les entreprises à se faire connaître en écrivant pour elle, souvent sur internet.

Tu fais des sites internet alors?

Moi toute seule non, parce que ma spécialité, c’est l’écriture. J’écris les textes qui sont sur les sites internet. Mais je travaille avec quelqu’un qui sait faire des sites.

Lui il gère la partie technique, et moi je fais les textes pour le client.

Parce que tu sais, je me suis rendue compte que beaucoup d’entreprises accordent une grande importance à l’esthétisme de leur site internet.
Ils veulent un beau site.
Mais souvent les textes ne sont pas soignés, d’une, parce qu’ils ont rarement le temps de travailler tous leurs textes, et de deux, parce qu’ils n’ont pas toujours la compétence en interne.

Alors souvent on a des sites internet avec des textes pas très intéressants, qu’on n’a pas envie de lire. C’est dommage, parce que tu as des entreprises avec des projets géniaux, mais on passe complètement à travers, car les textes n’ont pas retenu notre attention.

*Silence*

Ok tu ne vois pas! Prenons un exemple.

Est-ce que ça t’arrive d’aller sur un site internet pour trouver quelque chose, et de fermer tout de suite le site parce que tu n’y comprends rien?

Ah oui! ça m’agace! Il faut fouiller et puis je n’aime pas sentir qu’on veut absolument me vendre quelque chose ou qu’on me force la main.

Voilà. Et bien mon travail c’est d’écrire les textes pour que tu aies envie de les lire jusqu’au bout, que tu apprécies ce site et que tu aies envie de le consulter régulièrement.

Souvent je raconte des histoires en partant d’anecdotes de la vie quotidienne. Tout le monde aime lire des histoires! Elles réveillent des émotions, surtout quand tu fais appel à l’imaginaire des gens. Et les émotions, ça fait réagir!

Aujourd’hui, on estime que nos besoins vitaux sont satisfaits. Alors la décision d’acheter résulte à 95% d’une émotion.

Regarde, pourquoi as-tu acheté cette super machine à café avec broyeur alors que tu ne bois que du thé?

C’est pour les gens qui viennent me voir. Il y en a qui boivent du café et j’ai vu sur internet que le café était meilleur.

Voilà, c’est l’émotion qui t’a fait acheter cette machine à café. Tu voulais que les gens qui te rendent visite boivent du bon café, qu’ils se sentent accueillis et qu’ils aient envie de revenir te voir.

Mais depuis je reçois plein de mails avec des promos, ça aussi ça m’agace!

Ah oui plein d’entreprises font ça. C’est dommage parce que tu leur as fait confiance en donnant ton adresse mail, et ils l’utilisent mal en te polluant de messages dont tu te fiches!

On appelle ça une newsletter. Mais tu sais il en existe des très bien! Newsletter ne veut pas toujours dire spam ou mail inutile.

Le secret pour que tu aies envie de les lire, c’est de les écrire comme si tu t’adressais à une seule personne, le client préféré de ton client. Comme si tu écrivais une lettre.

En plus, un mail tu le reçois toujours, sauf si on a mal écrit l’adresse. Là aussi, comme une lettre.

Alors que sur les réseaux sociaux, on n’est pas sûr que notre message soit vu. Cela dépend de plein de choses.

Ah oui c’est Facebook c’est ça? Bon je ne sais toujours pas comment ça marche ce machin mais avec tes cousines à force j’ai compris que tout le monde était avec ce truc.

Oui voilà. Avant je gérais les réseaux sociaux pour les entreprises. Maintenant j’aide les entreprises à gérer leurs réseaux sociaux elles-mêmes.

Tu sais, pour avoir des clients grâce aux réseaux sociaux, il faut avoir une stratégie, même une petite pas compliquée. Alors moi j’aide les entreprises à définir cette stratégie, savoir comment parler à leurs abonnés, quelles infos diffuser.

Quand c’est une petite entreprise, un petit commerce, c’est souvent le gérant ou son associé que je forme. Dans les plus grosses entreprises, c’est un employé qui a envie de développer cette compétence.

Tout passe par internet maintenant hein!

Oui beaucoup, mais les entreprises ont aussi besoin de communiquer sur le papier, d’envoyer des présentations, des informations aux journalistes par exemple. Et là aussi les textes sont importants pour intéresser le destinataire.

Ah oui ta mère m’a dit que tu écrivais des articles dans le journal!

Haha oui presque! Ce sont des communiqués et dossiers de presse que j’ai écrits et envoyés aux journalistes pour qu’ils aient envie de parler de l’entreprise. Souvent ça leur sert de base pour écrire un article derrière. Tu sais, les journalistes sont très sollicités alors il faut aussi les aider.

Et ça permet à l’entreprise de maîtriser un peu plus ce qu’il se dit sur elle.

Aujourd’hui tu vois bien, il y a des informations, des publicités partout, alors c’est important de réussir à attirer l’attention des clients que tu sers.

Bah c’est bien ma fille.

Ma mamie dit tout le temps ça aussi quand on a fini une discussion.

Billet d’humeur #3 : si j’étais plus sage, je n’aurais pas perdu une matinée!

By | Non classé

Vous rappelez-vous du jour où vous avez appris à lire le ï ?
Moi c’était en CP un jour d’hiver.
Je me souviens très bien de ma place. J’étais assise à la 3ème table, du côté gauche, sur la rangée de droite. On lisait un texte à haute voix, chacun une phrase, à tour de rôle.

Arrive le tour de Damien qui bute sur le mot… caïman.
Mais c’est quoi cette lettre?! Comment prononcer ça?! Pour l’aider, chacun y va de sa proposition. On était tous complètement à fond du haut de nos 7-8 ans!

J’étais tellement concentrée que dans mon souvenir, il faisait nuit ce jour-là (Bon j’habitais pas au Pôle Nord non plus, donc non il ne faisait pas nuit en pleine journée!).
Plus rien ne comptait autour de moi. J’étais focalisée sur cette énigme et vexée de ne pas comprendre. Je crois d’ailleurs que c’est pour cette raison que je me souviens aussi bien de cette scène.

La maîtresse finit par nous donner la réponseBon sang mais c’est bien sûr
On dit « caïman », comme dans… »Eloïse » et « Loïc », 2 élèves de notre classe.

Nous étions tous obnubilés par ce mot.
Un peu comme une petite voiture électrique qui tape contre un mur jusqu’à ce qu’on la prenne et qu’on l’éteigne.

Alors que si nous avions levé la tête de nos livres, regardé autour de nous, quelqu’un aurait peut-être réagi : « Ah mais ï comme dans Loïc et Eloïse! »

On rencontre ce type de difficultés régulièrement dans notre quotidien, que ce soit pour le travail ou dans nos loisirs. Des éléments pour lesquels on n’a pas la solution tout de suite.
Et vous avez remarqué comme l’importance du problème est inversement proportionnel à l’importance de la prise de tête occasionnée?
C’est vrai, on se prend la tête parfois sévèrement pour quelque chose qui n’était qu’un point de détail à la base. Cela finit par nous obséder!!

Les plus sages d’entre nous ne buteraient pas des heures sur ce genre de difficulté.
Laisser les choses en plan, aller faire un tour, s’aérer l’esprit, pour laisser la solution émerger.

Mais on n’a pas toujours cette sagesse!
La semaine dernière, j’ai passé une matinée à m’arracher les cheveux pour un petit détail sur mon site internet. Pour moi, c’était le truc qui bloquait tout le reste. Je ne pouvais pas avancer tant que je n’avais pas réglé ça.

Le midi, bien énervée, j’ai éteint l’ordi, et trouvé du réconfort dans mes carrés de chocolat d’après-repas. J’ai profité de cet agacement à évacuer pour créer la bordure d’un massif dans mon jardin. Une bonne activité de brute à faire à la pioche!
Puis en début d’après-midi j’ai repris mon ordinateur et là j’ai réussi! Je n’avais tout simplement pas pris le problème dans le bon sens.

Ce billet d’humeur est extrait de ma newsletter hebdomadaire. Pour faire partie de mes abonnés, inscrivez-vous ci-dessous.

Billet d’humeur #2 : je ne suis pas magicienne, désolée!

By | Non classé

En vous écrivant là tout de suite, je suis encore toute colère.

Voilà ce qui m’a mise dans cet état.
Une demande de devis pour du community management sur Instagram qui précisait uniquement « 3 à 6 publications par semaine ».
J’ai contacté cette personne pour mieux comprendre ses attentes.

Je constate :

  • qu’il ne sait pas ce qui le distingue de sa concurrence
  • qu’il ne connaît pas vraiment ses clients potentiels
  • qu’il n’a pas ne serait-ce qu’un soupçon de stratégie de développement
  • qu’il mise tout sur Instagram et uniquement Instagram

Il m’explique qu’il a déjà eu 3 community managers depuis la création de son entreprise il y a 8 mois. Pourquoi autant, en si peu de temps? « Mon chiffre d’affaires n’a pas décollé, aucun ne faisait l’affaire. »

Ah oui je comprends… Et puis, dites donc, pas de chance, hein, de tomber sur 3 incompétents à la suite?!

Tous mes voyants se sont mis au rouge, j’ai poliment décliné la demande.

« Les réseaux sociaux, et le web en général, ce n’est pas de la magie. » 

Difficile de faire des tours de magie avec des cartes si elles sont toutes vieilles, toutes cornées à tel point qu’elles se dédoublent.
Difficile de faire apparaître un lapin dans votre chapeau si celui-ci n’a plus de fond.
Difficile de faire croire que vous allez séparer une personne en 2 si la boîte est rouillée et que rien ne s’ouvre comme prévu.

Si une entreprise décide de faire des réseaux sociaux son 1er levier d’acquisition de trafic, alors toute sa comm doit être pensée pour les réseaux sociaux.

Je pense par exemple à des marques comme Sézane ou Ysé dont Instagram est la pierre angulaire de toute leur stratégie.
Elles soignent leur feed, leurs stories, en pensant leurs visuels d’abord pour Instagram.

Si cela paraît facile au 1er abord, il y a une vraie direction artistique derrière, un gros travail de storytelling et surtout une connaissance parfaite de leurs abonné(e)s, dont l’engagement est la clé.

Si cet univers vous intéresse, je vous recommande la lecture de cet article sur Medium :  Qu’est ce que c’est les Digitally Native Vertical Brands (DNVB) et pourquoi elles sont le futur du retail ?

Ce billet d’humeur est extrait du carnet de bord que lisent mes abonnés chaque lundi. Intéressé? Inscrivez-vous juste en-dessous!

Billet d’humeur #1 : pourquoi vouloir faire des pas de géant tout de suite?

By | Non classé

Pourquoi, quand on est petit, on veut absolument des stylos neufs pour la rentrée scolaire? Quand ce n’est pas un nouveau cartable chaque année?

Un stylo machouillé de partout qui a fini l’année rafistolé au scotch, ok je comprends.
Mais le stylo vert, franchement…?

Pourquoi même le stylo vert, celui qu’on n’utilise jamais, devrait aussi être tout neuf?

Nouvelle année, nouveau départ?
Ou est-ce simplement pour épater les copains en ayant des affaires neuves?

Oh mais ne rigolez pas hein! Adultes, on n’est pas beaucoup mieux!

A chaque nouveau boulot, je m’achetais une tenue complète neuve. Quitte à avoir un 5ème haut jaune dans mon armoire (ceci dit ce n’était pas tout à fait le même jaune).

On fonctionne aussi comme ça dans les loisirs.
Il y a 2 semaines, j’ai passé quelques jours à la montagne pour tester le VTT de descente.

Le VTT de descente, c’est comme le ski. Des pistes sont aménagées dans les stations de montagne. On met le VTT sur le télésiège, on arrive en haut, on descend, et on recommence. Les pistes ne sont pas aussi droites qu’au ski. On traverse les alpages, il y a pas mal de virages, des petites passerelles, etc. On peut aussi faire des sauts, des figures, mais je n’en suis pas là et ce niveau ne m’intéresse pas d’ailleurs!

Avant la 1ère piste, j’étais impressionnée par les gens. La plupart étaient sur-équipés. Des protections de partout, des vêtements super beaux. Ils dégageaient une très grande confiance en eux.

Faisant abstraction de ce détail a priori esthétique, je m’élance non sans appréhension sur la première piste verte (= niveau débutant).
Un peu crispée au début (mes freins criaient « Lâche-nous! C’est presque plat là! »), mais ça passe, parce que j’ai pris soin d’apprendre à faire du VTT lorsque j’ai commencé.

Et qui vois-je perdu au milieu de la piste? Le groupe sur-équipé, beaucoup moins confiant. L’une de ces personnes était arrêtée sur le bord. Tellement fatiguée d’être aussi crispée qu’elle en est tombée (elle va bien).

Ces gens n’étaient en fait pas des cadors du VTT, là pour en mettre plein la vue à tout le monde. Ils étaient tout simplement…imprudents et impatients.

Vous vous souvenez de la scène des Bronzés font du ski? Quand Bernard et Nathalie vont chercher leur équipement et demandent « ce qu’il y a de mieux » à Popeye? (oui bon, chacun ses références hein).

Et bien là, ces gens ont fait pareil. Alors forcément le loueur en a profité pour leur mettre la totale au niveau équipement : des protections de partout, des vêtements très chers, des vélos de fou.

Sauf qu’ils n’étaient jamais montés sur un VTT. Alors forcément, ça ne pardonne pas.

Dans la communication, c’est pareil. On aura beau sortir l’artillerie lourde et chère (super site internet digne d’une oeuvre d’art, 10.000€ de budget pub sur Facebook, 20.000 flyers, des encarts pubs à 5.000€, des spots radio, etc.), si le concept n’est pas solide au départ, ça ne fonctionnera pas.

Et non, ce ne sera pas la faute de la comm. Ce ne sera la faute de personne d’ailleurs. C’est juste qu’on aura voulu aller trop vite. Viser trop haut, trop tôt.

Restons ambitieux, mais pensons à faire ce pas de côté salutaire qui nous aide à ajuster le tir et consolider nos fondations!

Ce billet d’humeur est extrait du carnet de bord que lisent mes abonnés chaque lundi. Intéressé? Inscrivez-vous juste en-dessous!

L’email marketing, c’est ringard non?

By | Non classé

A priori plus simples d’utilisation, les réseaux sociaux sont plébiscités un peu trop rapidement par les entreprises.
Besoin de développer son chiffre d’affaires? De donner un coup d’accélérateur à la vente d’un produit?
“On va créer une page Facebook pour toucher tout le monde!”

Ah oui? Et pourquoi pas une newsletter?

Parce que les newsletters sont démodées! Aujourd’hui, c’est sur les réseaux sociaux qu’il faut compter.
On touche les gens dans leur quotidien, sur leur temps de travail, leur temps de loisir, dès le réveil, au coucher, en mangeant. Bref, tout le temps!
C’est l’outil idéal pour les ferrer et ne plus les lâcher (ma tête quand j’entends ça : 🤢).

Une newsletter en revanche…

  • …prend beaucoup trop de temps pour être rédigée et mise en forme, et puis franchement, pour quel résultat à l’arrivée?!
  • …repose sur une base de contacts qu’il faut faire grandir.
    Plus personne aujourd’hui ne veut laisser son mail pour se faire spammer.
  • …Non et puis honnêtement c’est complètement ringard!

Vraiment? Alors dans ce cas, vous êtes en train de lire des lignes écrites par la personne la plus ringarde du monde : moi! Arrêtez-là votre lecture, vous n’allez pas être d’accord avec ce qui suit!

 

« Je n’ai pas pu écrire hier. Attends, je t’explique! »

 

J’ai grandi dans un tout petit village de l’Orne (Vous ne savez pas où c’est? J’ai l’habitude! J’en parle ici). Il fallait faire 40km pour la moindre chose, la moindre activité. Autant dire que pendant les vacances scolaires, je ne voyais pas mes copains tous les jours!

Le téléphone était mon ami. On restait parfois des heures pour se raconter le moindre détail de nos journées. Cela ne nous empêchait pas pour autant de nous écrire des lettres. Avec certains on s’écrivait chaque jour et on postait le tout 1 fois par semaine.

Je surveillais avec impatience le passage du facteur. J’adorais recevoir ces lettres, mais j’aimais beaucoup écrire aussi.
Mes moments préférés?

  • quand l’un de nous revenait sur ce qu’il avait écrit la veille.
    Ecrire chaque jour sans corriger ce qui avait été noté la veille apportait un côté très spontané. Le lecteur avait l’impression d’avoir suivi toute la réflexion. Une vraie série en plusieurs saisons!
  • et les “Je n’ai pas pu écrire hier. Attends je t’explique!”

 

L’immédiateté de Facebook vs les délais de la Poste

 

Puis est arrivé Facebook et là c’était un peu comme une libération! Pas besoin d’attendre la lettre de la semaine pour échanger sur un de nos problèmes existentiels! Immédiateté des réactions, spontanéité, proximité quotidienne.

Néanmoins, échanger via les réseaux sociaux avait pour moi moins de saveur.
Il me manquait des détails, les émotions ressenties, et surtout cette “conversation” 1-to-1 qui caractérisait nos lettres.

Alors en plus des réseaux sociaux, on s’envoyait des mails. Pour ceux (celles pour être exacte) qui aimaient écrire sur papier, on a réintroduit les lettres hebdomadaires.

D’un point de vue professionnel, les entreprises ont eu la même réaction. Durant leur émergence, comme pour toute nouveauté révolutionnaire, les réseaux sociaux ont été plébiscités, quitte à délaisser complètement les newsletters.

 

Privilégier les réseaux sociaux ou sa newsletterOK les filles, vous avez fait votre temps,
on vous range au placard!

 


Votre newsletter sera plus lue que vos posts sur les réseaux sociaux

 

Car, les chiffres, eux, n’ont pas cédé à l’effet de mode.

Avec un taux de délivrabilité au-dessus des 90%, vous êtes sûr que tous vos abonnés recevront votre message. D’autant plus que sa visibilité ne dépend pas d’obscurs algorithmes qui changent à chaque fois qu’on commence à comprendre leur fonctionnement.

L’email est aussi plus intime qu’un post public. Lorsqu’on reçoit 1 email, on est seul. Il s’adresse à nous, dans notre boîte mail.
En revanche, un post est public. Vous ne l’adressez pas à une personne en particulier. Ce qui explique pourquoi l’email reste le canal d’acquisition privilégié, avec un taux de conversion 40 fois plus important que Facebook et Twitter réunit.

Bien sûr, cela fonctionne si vous concevez votre newsletter avec attention. Pensez-la vraiment comme une conversation à 2 dans laquelle vous devez guider votre interlocuteur. Pourquoi lui écrivez-vous? Que doit-il faire à la fin? Qu’attendez-vous de lui?

Une astuce? Prenez 3 à 5 de vos clients préférés. Vous les avez? Très bien! Imaginez alors que vous écriviez votre newsletter pour un de ces clients. Qu’auriez-vous envie de lui apporter? Qu’auriez-vous envie de lui dire, à LUI?

Vous l’avez compris, un mail froid, plein de couleurs, d’animations, d’images et de titres racoleurs… ce n’est pas ma conception d’une newsletter réussie = qui convertit. Ne vous contentez pas d’un taux d’ouverture à 10% quand vous pouvez obtenir bien plus!

On laisse tomber les réseaux sociaux?

 

Alors non. Nous ne sommes pas dans une guerre d’opposition entre les newsletters d’un côté et les réseaux sociaux de l’autre. Du moins, pas moi!

L’idéal est de combiner les deux. Si vous décidez de faire de votre newsletter la pièce maîtresse de votre stratégie d’acquisition, les réseaux sociaux pourront alors être la porte d’entrée pour capter l’attention de futurs abonnés.

Des marques comme Fempo considèrent les réseaux sociaux comme une interface entre la marque et ses clients. D’ailleurs, le community manager de Fempo est rattaché au service client, et non au service marketing.

Toute l’animation de la page est donc pensée comme le prolongement du service client : recueillir les avis sur un produit, répondre aux questions des clientes, etc. Et ça marche! Résultat : 242 avis et recommandations sur la page Facebook. Un argument de poids pour mettre en confiance les clientes potentielles!

 

 

cyrille-fleckinger-photographe-strategie-trouver-clients-reseaux-sociaux

Comment utiliser les réseaux sociaux pour trouver des clients en tant que photographe indépendant?

By | Non classé

Cyrille Fleckinger est photographe indépendant. Sa stratégie sur Facebook et Instagram : faire partie du quotidien des abonnés, sans les lasser. Aujourd’hui, plus de 90% de ses nouveaux clients le contactent grâce aux réseaux sociaux.

 

“Ah tiens, c’est sympa ce qu’il fait !”

 

Hiver 2017. La saison touristique approche et la ville pour laquelle je travaille, située au milieu de paysages vallonnés et de forêts au nord de l’Alsace (ça sent bon les bretzels), a besoin de nouvelles photos aériennes pour mettre en valeur son environnement.

En me baladant sur Facebook au cours d’une phase d’ennuyite aigüe (appelons un chat un chat), je découvre qu’un de mes contacts a liké plusieurs photos de la page de Cyrille Fleckinger. “Tiens, elles sont belles ses photos. Qu’est-ce qu’il fait celui-là?”
Spécialisé dans les photos de mariage et les portraits, Cyrille a un mot d’ordre : “pas de photos posées : anticiper et capter les émotions.”

Ok, ça me plaît tout ça.

Je fais défiler sa page, lis les commentaires satisfaits, élogieux, dithyrambiques, laissés par les invités du mariage de samedi, déjà nostalgiques, et dont les souvenirs ne demandent qu’à ressurgir.
“Attends… il n’aurait pas un drône pour mes prises de vues aériennes par hasard?… Ah si! Hop, je l’appelle!”

 

Utiliser Facebook pour faire partie du quotidien de ses abonnés

 

Deux ans plus tard, je créé ma boîte. Vient alors le moment fatidique…
“Dis donc Marion, tu préfères quelle photo de profil pour te vendre? Celle où tu as les joues rouges comme un coquelicot et le regard fatigué?
Ou la bonne vieille photo d’identité où tu as le sourire aussi naturel que lorsque tu avais 4 ans et que tu devais dire bonjour à une mamie-qui-pique?

 Allez avouez, on passe tous par là, ne serait-ce qu’au moment de mettre à jour son CV 😉

Pas très pro tout ça… Je pense donc instinctivement à Cyrille, dont les photos ont régulièrement rythmées mon fil d’actu sur Facebook pendant ces 2 années. Le hasard fait bien les choses : Cyrille a depuis développé une offre de portraits pro.

Mon histoire, je ne vous la raconte pas parce que ça me fait plaisir. Mon histoire, je vous la raconte car c’est exactement de cette façon que 90% des nouveaux clients de Cyrille le contactent.
Sans s’en rendre compte, il a mis en place une stratégie très efficace sur les réseaux sociaux pour faire partie du quotidien de ses abonnés sans jamais les lasser.

La curiosité est mon plus joli défaut, alors j’en ai profité pour le questionner sur sa stratégie.

 

Interview de Cyrille Fleckinger, photographe professionnel indépendant

 

Comment avez-vous choisi vos réseaux sociaux?

Au début, je n’étais présent que sur Facebook car c’est sur ce réseau social que j’étais le plus à l’aise. Et puis Instagram n’avait pas encore le poids qu’il a aujourd’hui (note de moi-même : Cyrille a créé sa page Facebook en 2012).

Facebook est rapidement devenue ma vitrine car les gens commentent facilement mes photos, surtout quand il s’agit de photos de mariage. Ma spécialité, c’est de capter les émotions. Les mariages sont un super terrain de jeu pour ça car c’est toute une famille, des amis qui se retrouvent. Certains ne se sont pas vus depuis des années. Je m’efforce de saisir les émotions de l’instant présent, cela se ressent dans mes photos…et les gens aiment les émotions!

Les commentaires sont une très bonne pub pour moi!

Depuis quelques temps, tout le monde me parlait d’Instagram. Cela ne m’intéressait pas car ma page Facebook fonctionnait très bien. Seulement, à force d’entendre cette réflexion, je me suis senti un peu bête de ne pas y être…alors j’ai cédé!

Comment vous organisez-vous pour animer votre profil Facebook et votre compte Instagram?

Ma page Facebook a été créé il y a 7 ans. J’y suis vraiment à l’aise alors je suis très spontané, je n’ai pas peur de publier. J’ai l’impression de connaître chacun de mes abonnés!

Sur Insta, je mise surtout sur le pouvoir du visuel. Les posts sont toujours très courts. Parfois je n’écris rien du tout, juste des hashtags. C’est l’avantage de la photo : le visuel parle de lui-même.
C’est aussi une source d’inspiration pour moi. Je suis abonné à d’autres comptes de photographes. Voir le travail des autres fait évoluer ma pratique et éduque mon oeil.

Gérer 2 réseaux sociaux quand on est indépendant ou freelance, c’est contraignant?

Cela prend du temps oui, mais ça vaut le coup. Maintenant, c’est une habitude. Mon logiciel de programmation est toujours ouvert sur l’ordinateur. Dès que j’ai envie de publier quelque chose, hop je le fais!

J’ai aussi créé des habitudes avec mes abonnés sur Facebook. Après chaque mariage, je publie quelques photos le lundi. Au fil du temps, les gens ont appris à me connaître et savent que le lundi, ils verront les photos du mariage du week-end précédent.
Aujourd’hui, je peux même dire qu’un besoin s’est créé chez mes abonnés : ils attendent de voir les photos le lundi.

90% de vos nouveaux clients vous contactent grâce aux réseaux sociaux, c’est énorme! Comment l’expliquez-vous?

Mon compte Instagram est encore tout frais alors je parlerai ici surtout de Facebook.

J’y suis très actif depuis 2012. Cela m’a pris du temps mais aujourd’hui j’ai une communauté importante et surtout engagée qui s’exprime facilement.
Même derrière un ordi, je m’efforce de garder une certaine proximité avec les gens. Je reste naturel. Je pense que c’est aussi ça qui plaît aux abonnés.

Les réseaux me permettent de montrer ce que je fais et la diversité de mes prestations.

Prenons l’exemple d’un chef d’entreprise.
Il est invité à un mariage pour lequel je fais les photos. Le lundi suivant, il va sur Facebook regarder les photos.
Ce qu’il voit lui plaît, il fait défiler mon profil et là, il découvre que je fais aussi des photos d’entreprise et des prises de vue aériennes qui pourraient l’aider à mettre en valeur son activité.
Les commentaires laissés sur les photos sont des éléments qui lui permettront d’avoir rapidement confiance en mon travail.

Le bouche à oreille fonctionne aussi très bien. Il y a quelques jours, une future cliente m’a contacté : “Une copine vous suit depuis longtemps sur Facebook. Je vois vos photos passer et je les trouve sympa. Aujourd’hui, j’ai tel besoin.”

En martelant mes images, les gens s’y habituent et le jour où ils ont un besoin, ils pensent à moi. Je pense que c’est en cela que les réseaux sociaux sont utiles. Faire en sorte que les gens pensent à vous.

Je refuse même des rendez-vous avec des clients potentiels s’ils n’ont pas consulté mes réseaux sociaux avant. Si la personne m’appelle en me disant “Bonjour, j’ai vu que vous étiez photographe. Quel est votre tarif pour telle prestation?”, je la renvoie systématiquement vers Facebook ou Instagram.
Il est hors de question pour moi de m’engager dans une prestation si la personne ne connaît pas ma façon de travailler.

En fonctionnant ainsi, je n’ai jamais eu de réclamations car mes clients savent à quoi s’attendre.


Ce qu’il faut retenir

  • Les réseaux sociaux sont une vitrine pour montrer votre travail
  • Les avis et commentaires laissés sur votre page sont autant d’éléments qui mettront en confiance vos clients potentiels
  • Faire partie du quotidien de vos abonnés est la clé pour qu’ils pensent à vous le jour où ils ont un besoin
  • Pour qu’ils ne soient pas vécus comme chronophages, les réseaux sociaux doivent faire partie de votre routine de travail
  • Gardez de la fraîcheur et de la spontanéité dans vos publications. Soyez vous 🙂

 

Pour aller plus loin