Category

Copywriting

définition du métier de copywriter

Le métier de copywriter expliqué à ma mamie

By | Copywriting

Lorsque j’ai compris que je voulais être copywriter, il a d’abord fallu que je sois au clair avec ma conception du métier. Et je vous avoue que ça a pris du temps!

Le copywriting est un défi complet.
D’une part, un bon copywriter a besoin de prendre le temps de connaître :

  • l’entreprise pour laquelle il travaille, car il écrit en son nom,
  • et son audience, que ses textes doivent toucher au milieu de ce brouhaha permanent qu’est internet.

D’autre part, il arrive toujours le moment où vous allez devoir expliquer ce que vous faites à quelqu’un qui ne connaît rien au marketing digital.

Un super moyen de tester votre empathie et votre pédagogie 😅

Quelle différence entre le copywriting et la rédaction web?

Avant d’aller voir ma mamie, je vais d’abord commencer par vous l’expliquer à vous, en le comparant à un métier plus connu : celui de rédacteur web.

Un rédacteur web se concentre sur le référencement naturel de ce qu’il rédige. Son but est d’informer. Sa contrainte : respecter les critères SEO des moteurs de recherche pour que le contenu apparaisse en bonne place sur Google.
Le rédacteur web raisonne d’abord en mots-clés à placer à des endroits stratégiques.

Un copywriter s’attache au fond et travaille l’image de marque de l’entreprise en créant des contenus “à personnalité”. Son but : toucher le lecteur.

Bien sûr, il a des notions de SEO mais ce n’est pas sa spécialité. On fait d’abord appel à lui pour sa plume, sa personnalité, et non pour des mots-clés.

Les entreprises qui font appel à un copywriter recherchent des contenus très personnalisés pour véhiculer une image humaine et sincère.
Elles cherchent à être proche de leur audience pour attirer son attention mais aussi pour mieux la connaître. Oui c’est très intime puisqu’on touche à l’émotion!

C’est plus clair pour vous? Non?…Alors imaginez pour mamie…

Le marketing digital et elle, ça fait 12, vous vous en doutez.
Elle ne m’a jamais questionné sur mon nouveau métier, mais si elle l’avait fait, je vous parie que notre conversation aurait ressemblé à ça.

La définition simplifiée du copywriting

Tiens, tu es venue boire ton thé à “L’ Aigle dans l’Orne”!

(C’est là où j’ai grandi. Ma mamie dit tout le temps ça en se mettant les mains sur le ventre. Enfin elle, elle dit “L’ Aig’ dans l’Orne”.)

Alors c’est quoi maintenant ton métier? Ta mère m’a dit mais je n’ai rien compris.

Je suis copywriter. Mais mamie, le mot exact on s’en fiche, ce n’est qu’un mot. Pour faire simple, j’aide les entreprises à se faire connaître en écrivant pour elle, souvent sur internet.

Tu fais des sites internet alors?

Moi toute seule non, parce que ma spécialité, c’est l’écriture. J’écris les textes qui sont sur les sites internet. Mais je travaille avec quelqu’un qui sait faire des sites.

Lui il gère la partie technique, et moi je fais les textes pour le client.

Parce que tu sais, je me suis rendue compte que beaucoup d’entreprises accordent une grande importance à l’esthétisme de leur site internet.
Ils veulent un beau site.
Mais souvent les textes ne sont pas soignés, d’une, parce qu’ils ont rarement le temps de travailler tous leurs textes, et de deux, parce qu’ils n’ont pas toujours la compétence en interne.

Alors souvent on a des sites internet avec des textes pas très intéressants, qu’on n’a pas envie de lire. C’est dommage, parce que tu as des entreprises avec des projets géniaux, mais on passe complètement à travers, car les textes n’ont pas retenu notre attention.

*Silence*

Ok tu ne vois pas! Prenons un exemple.

Est-ce que ça t’arrive d’aller sur un site internet pour trouver quelque chose, et de fermer tout de suite le site parce que tu n’y comprends rien?

Ah oui! ça m’agace! Il faut fouiller et puis je n’aime pas sentir qu’on veut absolument me vendre quelque chose ou qu’on me force la main.

Voilà. Et bien mon travail c’est d’écrire les textes pour que tu aies envie de les lire jusqu’au bout, que tu apprécies ce site et que tu aies envie de le consulter régulièrement.

Souvent je raconte des histoires en partant d’anecdotes de la vie quotidienne. Tout le monde aime lire des histoires! Elles réveillent des émotions, surtout quand tu fais appel à l’imaginaire des gens. Et les émotions, ça fait réagir!

Aujourd’hui, on estime que nos besoins vitaux sont satisfaits. Alors la décision d’acheter résulte à 95% d’une émotion.

Regarde, pourquoi as-tu acheté cette super machine à café avec broyeur alors que tu ne bois que du thé?

C’est pour les gens qui viennent me voir. Il y en a qui boivent du café et j’ai vu sur internet que le café était meilleur.

Voilà, c’est l’émotion qui t’a fait acheter cette machine à café. Tu voulais que les gens qui te rendent visite boivent du bon café, qu’ils se sentent accueillis et qu’ils aient envie de revenir te voir.

Mais depuis je reçois plein de mails avec des promos, ça aussi ça m’agace!

Ah oui plein d’entreprises font ça. C’est dommage parce que tu leur as fait confiance en donnant ton adresse mail, et ils l’utilisent mal en te polluant de messages dont tu te fiches!

On appelle ça une newsletter. Mais tu sais il en existe des très bien! Newsletter ne veut pas toujours dire spam ou mail inutile.

Le secret pour que tu aies envie de les lire, c’est de les écrire comme si tu t’adressais à une seule personne, le client préféré de ton client. Comme si tu écrivais une lettre.

En plus, un mail tu le reçois toujours, sauf si on a mal écrit l’adresse. Là aussi, comme une lettre.

Alors que sur les réseaux sociaux, on n’est pas sûr que notre message soit vu. Cela dépend de plein de choses.

Ah oui c’est Facebook c’est ça? Bon je ne sais toujours pas comment ça marche ce machin mais avec tes cousines à force j’ai compris que tout le monde était avec ce truc.

Oui voilà. Avant je gérais les réseaux sociaux pour les entreprises. Maintenant j’aide les entreprises à gérer leurs réseaux sociaux elles-mêmes.

Tu sais, pour avoir des clients grâce aux réseaux sociaux, il faut avoir une stratégie, même une petite pas compliquée. Alors moi j’aide les entreprises à définir cette stratégie, savoir comment parler à leurs abonnés, quelles infos diffuser.

Quand c’est une petite entreprise, un petit commerce, c’est souvent le gérant ou son associé que je forme. Dans les plus grosses entreprises, c’est un employé qui a envie de développer cette compétence.

Tout passe par internet maintenant hein!

Oui beaucoup, mais les entreprises ont aussi besoin de communiquer sur le papier, d’envoyer des présentations, des informations aux journalistes par exemple. Et là aussi les textes sont importants pour intéresser le destinataire.

Ah oui ta mère m’a dit que tu écrivais des articles dans le journal!

Haha oui presque! Ce sont des communiqués et dossiers de presse que j’ai écrits et envoyés aux journalistes pour qu’ils aient envie de parler de l’entreprise. Souvent ça leur sert de base pour écrire un article derrière. Tu sais, les journalistes sont très sollicités alors il faut aussi les aider.

Et ça permet à l’entreprise de maîtriser un peu plus ce qu’il se dit sur elle.

Aujourd’hui tu vois bien, il y a des informations, des publicités partout, alors c’est important de réussir à attirer l’attention des clients que tu sers.

Bah c’est bien ma fille.

Ma mamie dit tout le temps ça aussi quand on a fini une discussion.

L’email marketing, c’est ringard non?

By | Copywriting

A priori plus simples d’utilisation, les réseaux sociaux sont plébiscités un peu trop rapidement par les entreprises.
Besoin de développer son chiffre d’affaires? De donner un coup d’accélérateur à la vente d’un produit?
“On va créer une page Facebook pour toucher tout le monde!”

Ah oui? Et pourquoi pas une newsletter?

Parce que les newsletters sont démodées! Aujourd’hui, c’est sur les réseaux sociaux qu’il faut compter.
On touche les gens dans leur quotidien, sur leur temps de travail, leur temps de loisir, dès le réveil, au coucher, en mangeant. Bref, tout le temps!
C’est l’outil idéal pour les ferrer et ne plus les lâcher (ma tête quand j’entends ça : 🤢).

Une newsletter en revanche…

  • …prend beaucoup trop de temps pour être rédigée et mise en forme, et puis franchement, pour quel résultat à l’arrivée?!
  • …repose sur une base de contacts qu’il faut faire grandir.
    Plus personne aujourd’hui ne veut laisser son mail pour se faire spammer.
  • …Non et puis honnêtement c’est complètement ringard!

Vraiment? Alors dans ce cas, vous êtes en train de lire des lignes écrites par la personne la plus ringarde du monde : moi! Arrêtez-là votre lecture, vous n’allez pas être d’accord avec ce qui suit!

 

« Je n’ai pas pu écrire hier. Attends, je t’explique! »

 

J’ai grandi dans un tout petit village de l’Orne (Vous ne savez pas où c’est? J’ai l’habitude! J’en parle ici). Il fallait faire 40km pour la moindre chose, la moindre activité. Autant dire que pendant les vacances scolaires, je ne voyais pas mes copains tous les jours!

Le téléphone était mon ami. On restait parfois des heures pour se raconter le moindre détail de nos journées. Cela ne nous empêchait pas pour autant de nous écrire des lettres. Avec certains on s’écrivait chaque jour et on postait le tout 1 fois par semaine.

Je surveillais avec impatience le passage du facteur. J’adorais recevoir ces lettres, mais j’aimais beaucoup écrire aussi.
Mes moments préférés?

  • quand l’un de nous revenait sur ce qu’il avait écrit la veille.
    Ecrire chaque jour sans corriger ce qui avait été noté la veille apportait un côté très spontané. Le lecteur avait l’impression d’avoir suivi toute la réflexion. Une vraie série en plusieurs saisons!
  • et les “Je n’ai pas pu écrire hier. Attends je t’explique!”

 

L’immédiateté de Facebook vs les délais de la Poste

 

Puis est arrivé Facebook et là c’était un peu comme une libération! Pas besoin d’attendre la lettre de la semaine pour échanger sur un de nos problèmes existentiels! Immédiateté des réactions, spontanéité, proximité quotidienne.

Néanmoins, échanger via les réseaux sociaux avait pour moi moins de saveur.
Il me manquait des détails, les émotions ressenties, et surtout cette “conversation” 1-to-1 qui caractérisait nos lettres.

Alors en plus des réseaux sociaux, on s’envoyait des mails. Pour ceux (celles pour être exacte) qui aimaient écrire sur papier, on a réintroduit les lettres hebdomadaires.

D’un point de vue professionnel, les entreprises ont eu la même réaction. Durant leur émergence, comme pour toute nouveauté révolutionnaire, les réseaux sociaux ont été plébiscités, quitte à délaisser complètement les newsletters.

 

Privilégier les réseaux sociaux ou sa newsletterOK les filles, vous avez fait votre temps,
on vous range au placard!

 


Votre newsletter sera plus lue que vos posts sur les réseaux sociaux

 

Car, les chiffres, eux, n’ont pas cédé à l’effet de mode.

Avec un taux de délivrabilité au-dessus des 90%, vous êtes sûr que tous vos abonnés recevront votre message. D’autant plus que sa visibilité ne dépend pas d’obscurs algorithmes qui changent à chaque fois qu’on commence à comprendre leur fonctionnement.

L’email est aussi plus intime qu’un post public. Lorsqu’on reçoit 1 email, on est seul. Il s’adresse à nous, dans notre boîte mail.
En revanche, un post est public. Vous ne l’adressez pas à une personne en particulier. Ce qui explique pourquoi l’email reste le canal d’acquisition privilégié, avec un taux de conversion 40 fois plus important que Facebook et Twitter réunit.

Bien sûr, cela fonctionne si vous concevez votre newsletter avec attention. Pensez-la vraiment comme une conversation à 2 dans laquelle vous devez guider votre interlocuteur. Pourquoi lui écrivez-vous? Que doit-il faire à la fin? Qu’attendez-vous de lui?

Une astuce? Prenez 3 à 5 de vos clients préférés. Vous les avez? Très bien! Imaginez alors que vous écriviez votre newsletter pour un de ces clients. Qu’auriez-vous envie de lui apporter? Qu’auriez-vous envie de lui dire, à LUI?

Vous l’avez compris, un mail froid, plein de couleurs, d’animations, d’images et de titres racoleurs… ce n’est pas ma conception d’une newsletter réussie = qui convertit. Ne vous contentez pas d’un taux d’ouverture à 10% quand vous pouvez obtenir bien plus!

On laisse tomber les réseaux sociaux?

 

Alors non. Nous ne sommes pas dans une guerre d’opposition entre les newsletters d’un côté et les réseaux sociaux de l’autre. Du moins, pas moi!

L’idéal est de combiner les deux. Si vous décidez de faire de votre newsletter la pièce maîtresse de votre stratégie d’acquisition, les réseaux sociaux pourront alors être la porte d’entrée pour capter l’attention de futurs abonnés.

Des marques comme Fempo considèrent les réseaux sociaux comme une interface entre la marque et ses clients. D’ailleurs, le community manager de Fempo est rattaché au service client, et non au service marketing.

Toute l’animation de la page est donc pensée comme le prolongement du service client : recueillir les avis sur un produit, répondre aux questions des clientes, etc. Et ça marche! Résultat : 242 avis et recommandations sur la page Facebook. Un argument de poids pour mettre en confiance les clientes potentielles!